Dimanche dernier, c'est une église Saint-Michel pratiquement comble qui accueillait l'Ensemble vocal de Cassis dirigé par Benoît Dumon. Avec un programme construit autour de trois messes des XVIIIe, XIXe et XXe siècles, dues à trois compositeurs français : Ad majorem Dei gloriam de l'Aixois André Campra (1660-1744), la Messe brève de Léo Delibes (1836-1891) et la Messe solennelle pour deux orgues et chœur de Louis Vierne (1870-1937). Des messes auxquelles se sont ajoutés quatre motets de la Renaissance dus à Palestrina, Victoria et Soriano et des pièces pour voix soliste de Bach et Vivaldi.
L'ensemble vocal de Cassis en concert à l'église saint-Michel. On espère le revoir très vite. /Photo C.R.
L'Ensemble vocal de Cassis se compose d'un chœur de 25 choristes - amateurs pour la plupart ou professionnels confirmés pour quelques-uns - et d'un quatuor vocal. "Cette formation double permet de créer des perspectives à deux chœurs, notamment dans la messe de Campra, précise Benoît Dumon, le chef de chœur. La volonté qui nous anime est de produire un son droit et clair et de restituer les différents styles de la manière la plus authentique possible : nous adaptons nos techniques vocales aux époques en respectant les dictions et les diapasons anciens."
Un bien beau concert de musique principalement sacrée où l'on a pu apprécier la belle maturité du chœur et l'expertise de son chef, la virtuosité des musiciens, Agnès Nurdin aux grandes orgues et Julien Ferrando à l'orgue de chœur. Ainsi qu'une découverte, la belle et surprenante voix de contre-ténor de Benoît Dumon dans l'Agnus Dei de Bach et le Domine Deus de Vivaldi, Benoît Dumon que l'on connaissait surtout comme organiste et qui développe désormais une nouvelle facette de son talent.