L'Oustau Calendal a accueilli le week-end dernier le 6e Festival du rire de la ville de Cassis. Une manifestation qui s'est forgée une solide réputation puisque, vendredi, la salle était quasi comble et que samedi, on a joué à guichet fermé devant un public de Cassidens, mais aussi de Ciotadens, Aubagnais, Marseillais et habitants des villages voisins. Pour découvrir cette année encore des spectacles pétillants et des artistes éblouissants, jeunes talents ou vedettes confirmées.
Vendredi, la soirée s'est ouverte avec trois jeunes talents: Guillaume Clémencin, Jeanne-Marie Lavallée et Philippe Souverville, en piste pour trois prix, celui du public, celui des professionnels et celui de la ville de Cassis.
Les jeunes talents ont animé samedi la première partie de soirée du 6e Festival du rire. /Photos C.R.
Premier à monter sur scène, devant un public encore froid, Guillaume Clémencin (Jet lag), a incarné un globe-trotter qui, au retour d'un long périple autour du monde, revit ses mésaventures. Peut-être n'était-il pas au mieux de sa forme, mais son humour au second degré a peiné à chauffer l'ambiance. Tout a vite changé avec Jeanne-Marie Lavallée (Lavallée, c'est l'adopter), une ancienne et pétulante hôtesse de l'air: on s'est très vite envolé en compagnie de personnages totalement décalés, cocasses et hauts en couleur. Son projet de "sex-shop bio" à Cassis a notamment fait pleurer de rire les Cassidens! Quant à Philippe Souverville (L'Humour ne meurt jamais), c'est l'énergie incarnée: le show explosif de cet ancien animateur d'hôtels-clubs nous a conduit dans une salle de fitness, déchaînant les rires ininterrompus du public. Au final, c'est lui qui, remportant deux prix, celui du public et celui des professionnels, reviendra l'an prochain, comme talent confirmé cette fois. Jeanne-Marie Lavallée est récompensée par le prix de la ville de Cassis.
En seconde partie de soirée, Louise Bouriffé (La cigale a le tournis). Personnage haut en couleurs, la faconde du midi dans les veines et le regard ouvert au monde, Louise Bouriffé - comme "ébouriffée par le mistral qui rend fou" - est de son propre aveu, un peu "fadade", comme on dit par ici. Avec une galerie impressionnante de personnages, Louise balade son public à travers le monde et le temps, tout en rendant farfelues les situations les plus banales. Un sens inné du mime et une dynamique… ébouriffante.
Samedi nous a réservé des shows explosifs avec Bonaf (Bonaf 2), jeune talent de l'an passé, qui avec sa folie, son énergie, sa poésie et ses personnages, a emmené son public dans son univers déjanté. Et ce sont deux virtuoses de l'improvisation, Didier Landucci (Ducci) et Jean-Marc Michelangeli (Marco), alias les Bonimenteurs, qui ont conclu avec un spectacle mené tambour battant, dont les péripéties tissent le fil conducteur et encadrent des saynètes improvisées sur des thèmes inventés par le public. Hors norme, loufoque, bluffant de drôlerie et d'inventivité, jamais vulgaire, distillant un humour tout public. Une véritable performance d'acteurs.