• Le musée de Cassis pérennise les toiles de son fonds permanent

    Créé en 1910 pour accueillir une collection de quarante-sept toiles de maîtres provençaux léguée par les peintres marseillais Marius et Eugénie Guindon, le Musée municipal d'art et traditions populaires de Cassis se vit ensuite rétrocéder par la ville la collection d'une quarantaine de toiles - aujourd'hui classée monument historique - dite des "Bienfaiteurs de l'Hospice". Un fonds de départ qui s'est enrichi depuis au gré des donations et de quelques acquisitions.

    Le musée de Cassis pérennise les toiles de son fonds permanent

    La restauratrice Aline Raynaut (à gauche) a commenté les travaux effectués sur les neuf toiles restaurées. /Photo C.R.

    "Ces tableaux ont un grand intérêt patrimonial pour le village lui-même comme pour l'histoire de la peinture provençale dans la région et à Cassis même, souligne Jean-Claude Cayol, le conservateur du musée. Leur état s'étant dégradé au fil du temps, la ville et son musée ont eu à cœur depuis des années d'entreprendre la restauration des toiles elles-mêmes et de leurs cadres d'époque." L'entreprise est de longue haleine et s'accomplit au fur et à mesure des financements: "à ce jour, ce sont 43 œuvres dont la restauration a été financée par l'association des Amis du Musée de Cassis, grâce aux subventions accordées par la DRAC, le conseil régional et surtout par le député Bernard Deflesselles sur sa réserve parlementaire".

    Jeudi dernier, en présence de Bernard Deflesselles, du maire, Danielle Milon, de Jean-Claude Cayol et de Gérard Gaudin, le président de l'association des Amis du musée, une nouvelle étape a été franchie avec le retour de neuf toiles, fraîchement restaurées: L'ivresse des silènes (attribué à Annibal Carrache), Coin de forêt (Fabius Brest), Coin de colline avec cabanon en ruine (Louis Auzende), Golfe de Cassis (Virgile Gautier), Paysage dans un champ et Un coin de la Corniche à Marseille (Édouard Crémieux), Cour de ferme (E. Magnan), Paysage (André Roubaud), Le Marabout (C. Froney). Une opération d'un coût total de 5 319 €.

    "La restauration d'un tableau ancien, assure la restauratrice Aline Raynaut, est chaque fois un travail personnalisé: il faut étudier le tableau avant de le nettoyer, bien connaître les matériaux et les artistes… Une approche de sensibilisation nécessaire avant de consolider les petites déchirures ou traiter les pertes de matière. Tout cela en prenant en compte le local où sera accroché le tableau, les caractéristiques de la climatisation. Chaque fois il faut s'adapter, c'est ce qui rend ce travail passionnant."

    "Depuis très longtemps, a déclaré pour sa part Bernard Deflesselles, je suis un inconditionnel du musée de Cassis: les musées de cette qualité sont rares dans ma circonscription. Je suis un homme de culture et la culture est un pilier de notre société. J'ai donc à cœur de répondre à tous les projets culturels tels que le Printemps du Livre de Cassis, les fêtes historiques comme Il était une fois 1720… La Ciotat ou les arts de la rue. Je ne pouvais donc que soutenir la restauration de ces neuf toiles de l'école provençale."

    Claude RIVIÈRE


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