• Cassis: Valérie Perrin a signé samedi dernier "Les oubliés du dimanche"

    En partenariat avec la librairie Préambule, le Bar du XXe siècle accueillait samedi dernier la photojournaliste Valérie Perrin pour la signature des Oubliés du dimanche (paru le 29 avril dernier aux Éditions Albin-Michel), son premier roman, couronné par le prix Poulet-Malassis qui récompense l'auteur d'un premier ou second roman de langue française pour la qualité littéraire et l'intérêt narratif de son œuvre.

    Cassis: Valérie Perrin a signé samedi dernier au Bar du XXe "Les oubliés du dimanche", un roman chaleureux sur la vieillesse

     En résidence à la Fondation Camargo, ces écrivains américains qui travaillent à une pièce de théâtre sur les maisons de retraite sont venus échanger avec Valérie Perrin (au centre). /Photo C.R.

    Un roman sur la vieillesse
    "Je voulais dans ce livre, a expliqué Valérie Perrin à ses lecteurs, porter le regard d'une jeune femme drôle et décalée, Justine, sur le sujet grave de la vieillesse. Ça ne devait pas être triste, une sorte d'hommage. Justine adore les personnes âgées qui parlent si bien de leur passé, parce qu'elles n'ont que cela à faire, elle considère que leur mémoire est un trésor. Et tout particulièrement celle d'Hélène, sa résidente préférée, presque cinq fois son âge. Ces deux femmes se parlent, s'écoutent, se révèlent l'une à l'autre; Hélène dévoile par morceaux l'histoire de sa vie et d'un amour qui a survécu au malheur et à la trahison. Justine passe des heures à l'écouter et consigne son récit dans un cahier bleu. C'était aussi un hommage aux jeunes femmes qui se dévouent de façon incroyable dans les maisons de retraite et sont si mal payées."

    L'histoire d'Hélène, c'est la couche principale du roman. Mais il y a des sous-couches… Par exemple un corbeau qui appelle les familles des oubliés du dimanche pour leur faire croire que leur proche est mort - alors qu'il n'en est rien: "les familles arrivent en se frottant les mains pour organiser les obsèques en pensant déjà à la succession; pour le corbeau bienveillant, c'est un moyen de les forcer à rendre visite à leur ancien", assure Valérie Perrin. Bien sûr des plaintes sont déposées et une enquête est ouverte. Une enquête qui conduit Justine à affronter les secrets de sa propre histoire: l'accident qui, alors qu'elle avait 4 ans, a coûté la vie à ses parents et à ceux de Jules, son cousin, sa vie entre un grand-père taciturne et solitaire, une grand-mère peu affectueuse et Jules qu'elle considère comme son frère.

    Clin d'œil
    L'occasion pour l'auteur d'y mettre un peu d'elle-même: "Jules, c'est le portrait craché de mon fils à 17 ans et le grand-père s'appelle Lucien Perrin, comme mon grand-père qui avait un très beau café à l'ancienne dans l'Est de la France."

    Et l'écrivain d'espérer: "Cette histoire devrait plaire au monde entier, car elle est intergénérationnelle et sans frontières."

    Claude RIVIÈRE


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :