• Vendredi dernier, les élèves 3e du Collège des Gorguettes Gilbert-Rastoin ont visité, sous la conduite de Jean-Yves Loisy, leur professeur d'histoire, l'exposition "1940-1942: Vichy en Provence" installée dans le semi-remorque des Archives départementales, stationné devant le collège pour la journée. Aménagé en espace d'exposition itinérant, le "Semi des Archives" est un outil de médiation pédagogique et culturel original, qui valorise les archives auprès des établissements scolaires et du grand public sur l'ensemble du territoire départemental.

    Cassis: es collégiens de 3<sup>e</sup> découvrent la Provence sous Vichy

    L'exposition 1940-1942: Vichy en Provence, une belle leçon d'histoire pour les jeunes d'aujourd'hui. /Photo C.R.

    "Le Conseil général et les Archives départementales nous ont proposé gratuitement cette exposition itinérante inaugurée en 2012 au Site-Mémorial du Camp des Milles, de triste mémoire, pour les Journées Européennes du Patrimoine, et qui se poursuit jusqu'en juin prochain, indique Jean-Yves Loisy. Pour les 3e qui ont la Seconde Guerre mondiale à leur programme d'histoire, c'était une opportunité extraordinaire: l'occasion de comprendre comment les populations, en France et plus particulièrement en Provence, ont appréhendé le régime de Vichy et comment il fonctionnait."

    Guidés par Sabine Raucoule et Sonia Mahinc, les médiatrices des Archives départementales, les élèves ont ainsi pu comprendre, à travers lettres, photographies, plans et affiches, ce qu'était la France au moment de l'entrée en guerre. Une France encore en deuil, ruinée par la guerre de 1914-1918, plus d'un million de morts et des centaines de milliers de "gueules cassées". Une France où domine le pacifisme, qui pourtant entre en guerre pour défendre un pays lointain, la Pologne, mais aussi ses frontières.

    Puis l'armistice, signé le 22 juin 1940 à Rethondes, qui sonne le temps d'une France divisée. Jusqu'en novembre 1942, date à laquelle les troupes allemandes franchissent la ligne de démarcation, la Provence appartient à la "Zone libre". "Libre", éloignée du théâtre des opérations militaires certes, mais pas épargnée par la guerre et ses conséquences, assujettie par une dictature qui impose sur la terre de Provence comme ailleurs la "Révolution nationale" en multipliant les persécutions, la surveillance, la dénonciation, la répression, la stigmatisation des populations indésirables ou tenues pour responsables de la défaite… Mais la contestation s'organise et s'amplifie: ce sera la résistance.

    Une belle leçon d'histoire, concrète: "Cette période, mes arrières grands-parents l'ont vécue, mais pour moi, c'était très théorique et abstrait, je n'imaginais pas que c'était comme ça, je n'en reviens pas", a remarqué une collégienne après cette rencontre avec le passé.


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  • Samedi 15 février à la Meva, les adhérents de l'association des Amis du Musée de Cassis s'étaient réunis, à l'invitation de leur président Gérard Gaudin, agrégé d'histoire, à la Maison de l'Europe et de la vie associative (Meva) pour écouter Jean-Marie Homet leur parler de "Marseille et son port".

    Cassis/conférence: Le port de Marseille, 2 600 ans d'histoire

    Jean-Marie Homet, grand connaisseur de l'histoire du port de Marseille. /Photo C.R.

    Bien connu des Amis du Musée de Cassis auxquels il a, à de nombreuses reprises, fait partager ses connaissances inépuisables, de l'histoire de Cléopâtre à celle des cadrans solaires, en passant par les monuments de l'eau en Provence ou ceux du littoral provençal, les phares de la Corse…, Jean-Marie Homet, ancien capitaine au long cours, est historien de l'art. Auteur de nombreux ouvrages, principalement dans les domaines de l'histoire de l'astronomie et de la grande architecture, il organise aussi des voyages culturels.

    "Je voudrais vous montrer le destin extraordinaire du port de Marseille, même s'il est à la mode de dire que le port est mort, a-t-il assuré dans son propos introductif. Le trait dominant, c'est l'osmose des liens entre une ville et son port: Marseille est l'enfant du port, le port est lié à Marseille. Si Marseille est une ville monde, c'est à cause du port: les Grecs, les Arméniens, les Corses, les Catalans, les Italiens et bien d'autres s'y sont implantés. On parle 144 langues à Marseille! C'est la plus vieille et la plus illustre des villes de France, elle est aux racines de toute l'histoire du pays."

    "Marseille, est née de la mer par l'apport des Grecs qui ont apporté la civilisation avec un rite de fécondation symbolique: Marseille, éternel pôle d'accueil au long de vingt-six siècles d'histoire, c'est d'abord l'hospitalité."

    Et le conférencier de faire revivre les siècles de l'Antiquité, avec le temple d'Apollon, aujourd'hui enfoui sous l'église Saint-Laurent, le Lacydon, les navigateurs, Pythéas vers le Nord et l'Islande, Euthymènes vers le sud et le Sénégal. La construction de Marseille sur un site exceptionnel, à partir des pierres de la mer, celles du cap Couronne d'abord. L'arrivée du Christianisme par la mer et des premiers chrétiens du IVe au VIe siècles, avec Saint-Cassien et Saint-Victor… Bien plus tard, Marseille grand port des Croisades, bientôt et jusqu'à la période moderne, grand port de la science, de l'astronomie, de l'hydrologie.

    Et tant d'autres aspects d'un port qui, du plus grand port naturel du monde, est devenu au fil de l'histoire le plus grand port artificiel du monde, avec les 7 kilomètres de la Digue du Large, un édifice unique au monde.


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  • Pour le second récital de piano de leur saison 2014, les Rencontres musicales de Cassis ne se sont pas trompées en accueillant samedi dernier à l'Oustau Calendal le jeune pianiste de réputation internationale Aimo Pagin, âgé de 31 ans.

    Cassis/Concert: Un grand moment de romantisme avec Aimo Pagin

    un grand moment de romantisme pour le public des Rencontres musicales de Cassis. /Photo C.R.

    "Merci de votre présence et de votre fidélité, a assuré Brigitte Ley, la présidente des Rencontres, en souhaitant la bienvenue au public. Un grand merci tout particulièrement à nos mécènes privés, à notre sponsor les Moteurs Baudouin et leur président Jason Lee, à la ville de Cassis, sans lesquels nous ne serions pas ici. Ce soir ce sont deux heures très romantiques qui vous attendent avec Aimo Pagin. Aimo, je l'ai connu tout petit: ses parents vivaient comme nous à Strasbourg et je jouais avec son père, Diego, qui était violon solo dans l'orchestre de la radio allemande Südwestrundfunk. Quant à sa maman, c'est la grande violoniste roumaine Silvia Marcovici. Aimo a la musique dans son ADN, c'est un magnifique pianiste qui donne toute sa mesure dans la musique romantique."

    Au programme, Liszt et Schubert. Liszt, d'abord, avec deux pièces des "Années de pèlerinage" composées de 1835 à 1838. Le 104e Sonnet de Pétrarque, un magnifique chant d'amour humain, dans un style qui ne cache pas sa filiation avec les Nocturnes de Chopin, des modulations incroyables, avec une richesse de couleurs qui en font l'un des grands joyaux du répertoire romantique. Puis la Vallée d'Obermann, une pièce un peu mystique, inspirée d'Obermann, un roman épistolaire de Sénancourt, et du Pèlerinage de Childe Harold, une ode de Byron: une longue méditation métaphysique en quatre parties qui chante le romantisme dans les paysages.

    Puis Schubert, avec la Sonate pour piano en si bémol majeur D960, sa 21e et dernière sonate, romantique, mythique, la plus grande. Sans doute son testament musical: Schubert se sait condamné et mourra trois mois plus tard. Un fleuve grandiose où il multiplie les mutations de couleurs et d'éclairage, une pièce à la fois sombre, tragique, bouleversante, mais aussi joyeuse de la beauté du monde, en quatre mouvements: le très lent Molto moderato, l'Andante sostenuto qui est l'apogée émotionnelle de l'œuvre, le Scherzo, avec des moments très légers, pour finir sur l'Allegro ma non troppo.

    Un grand moment de romantisme servi par une technique et une sensibilité d'exception. Aimo Pagin a, comme Edna Stern qui avait triomphé ici même il y a trois semaines, été l'élève du grand Leon Fleischer au Peabody Institute de Baltimore. Comme elle, il en a rapporté une finition impeccable. Pour le reste, deux tempéraments on ne peut plus différents, tout en féminité pour l'une, tout en virilité revendiquée pour l'autre.

    LE PROCHAIN RÉCITAL

    Duo Solot avec Stéphanie Salmin et Pierre Solot (Dvorak, Gershwin, Joplin), samedi 22 mars à 17h30 à l'Oustau Calendal. L'esplanade Aristide-Briand sera ouverte au stationnement pour le concert. Entrée 25 €, tarif réduit 18 €. Cocktail dînatoire 25 € (uniquement sur réservation au Tel 06 67 90 02 80). Un bulletin de réservation disponible sur www.musicalescassis.com permet de réserver et de recevoir les billets par courrier.


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  • Proposé chaque année à quelque sept cents élèves de sept collèges du secteur, dont celui de Cassis, le concours d'écriture des collégiens est soutenu par le Conseil général et l'Inspection académique. Cette année, ils devront écrire sur le thème du 26e Printemps du Livre de Cassis, "Écrire le monde". L'occasion pour les élèves d'accueillir des écrivains venus échanger avec eux sur les livres et l'écriture.

    Cassis: Les collégiens mettent de la musique dans leurs mot

    Les élèves ont organisés des mots pris au hasard pour leur donner du sens et un contenu musical. /Photo C.R.

    Des écrivains, mais pas seulement, car le Printemps des collégiens s'enrichit d'une dimension supplémentaire, la musique. C'est pour l'explorer que la classe de 5e de Sophie Jourdan au Collège des Gorguettes a reçu jeudi dernier pour un atelier d'écriture Simon Sieghers, enseignant-chercheur de musicologie et tromboniste des "Nine Spirit", un groupe spécialisé dans le jazz et de l'improvisation musicale.

    "Le jour de la remise des prix du concours d'écriture, vos plus beaux textes seront lus et mis en musique, car il existe une relation entre l'écriture et la musique. Ce que vous allez faire aujourd'hui, c'est écrire des textes, de la même manière que l'on fait de la musique", a expliqué l'animateur aux collégiens. Puis il a embouché son trombone pour jouer quelques notes, avant de leur demander "Qu'est-ce que ça vous inspire?" "C'est lent, c'est triste, ça fait penser à l'Afrique". "Vous avez raison, c'est de la musique éthiopienne, une gamme qui remonte à 5 000 ans et que je peux utiliser en la réorganisant, par exemple pour faire du jazz!"

    S'en est suivi une discussion sur le jazz et ses origines: le besoin des esclaves noirs d'ethnies différentes de communiquer pour se divertir et oublier le travail forcé. Un besoin qui les a conduits à s'approprier les mots et la religion de l'homme blanc en les réorganisant à leur façon. "C'est ce que vous allez faire, leur a expliqué Simon. Vous allez travailler en binômes, chaque binôme va prendre un livre dans la bibliothèque et y prendre au hasard cinq phrases que vous noterez. À partir de ces phrases, vous écrirez un poème de quatre phrases au minimum, juste en réorganisant les mots que vous avez trouvés. La même démarche que la naissance du jazz."

    Exercice concluant: "Vos textes sont très bons, ils révèlent l'identité de leur auteur, narrative, descriptive, philosophique ou drôle. Maintenant, vous allez améliorer vos textes en y rajoutant des mots, en les organisant, par exemple en vers, en faisant des rimes, plates, embrassées ou croisées, en utilisant des onomatopées, tout cela pour créer un effet mélodique. Le plus important, c'est d'organiser ces mots pour donner du sens, pour ouvrir des pistes."

    Un bel exercice qui, en leur faisant découvrir le contenu musical des textes, a révélé chez certains élèves des créativités étonnantes.


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  • À l'initiative de la Prévention Routière et en partenariat avec la Police nationale, les élèves de six classes de CM1 et CM2 des écoles Leriche-Mistral et Sainte-Claire ont bénéficié d'une formation à la sécurité routière. Les sessions étaient animées par le brigadier Daniel Tagliasco, chef de piste pour la Prévention routière, et Franck Mura, adjoint de sécurité, détachés de la CRS 55, et par un membre de la police municipale.

    Cassis: les écoliers apprennent la bonne conduite

    Les 18 lauréats de la Prévention routière ont été récompensés lundi dernier au Centre culturel. /Photo C.R.

    Chaque séance a commencé par une heure de théorie au cours de laquelle les animateurs ont décrypté pour les enfants la signalétique routière en leur expliquant les règles de bon comportement à observer par les piétons et les cyclistes, ainsi que la façon de bien se comporter comme passager sur 2-roues, en voiture ou dans les cars scolaires. D'une manière générale, tout ce qui doit être connu dès leur âge pour prévenir les accidents ou diminuer leurs conséquences. Puis on est passé à une heure de travaux pratiques. Chacun a enfourché un vélo pour un parcours maîtrisé de maniabilité sur un circuit balisé où il a appris à tenir sa droite, à éviter les obstacles, à respecter les panneaux et à acquérir de bons réflexes face aux situations potentiellement dangereuses. Les élèves étaient informés en temps réel de leurs erreurs et notés en vue du classement.

    Au Centre culturel, l'heure était aux récompenses, lundi dernier [17/02] à l'occasion de la remise des prix aux trois premiers de chaque classe, en présence du maire, Danielle Milon: "Vous avez tous participé, c'est bien et c'est encore mieux pour ceux qui ont gagné. Vous les enfants, vous êtes souvent victimes d'accidents, faites attention en marchant dans la rue ou en traversant et rappelez à vos parents ce qu'il ne faut pas faire: téléphoner au volant, oublier la ceinture, aller trop vite ou franchir des lignes continues… Je me réjouis de l'excellente collaboration entre la police nationale et la police municipale sur cette opération et je remercie les enseignants qui font un formidable travail. Bravo à tous ceux qui ont participé et félicitations aux gagnants qui vont maintenant recevoir leurs récompenses. Celui d'entre-vous qui a obtenu la meilleure note représentera les écoles de Cassis lors de la finale départementale qui aura lieu le 25 juin prochain à La Ciotat et opposera les meilleurs participants sélectionnés au long de l'année dans les soixante-dix communes du département participant à l'opération."

    LE PALMARÈS

    • École Leriche-Mistral. CM2 de Mme Minelle: 1er Louis Rochegude, 2e Enzo vaschetto, 3e Camille Jayne. CM1 de Mme Dupla: 1er Ilune Meyer, 2e Théo Vaschetto, 3e Angélica Bellegy. CM2 de Mme Genet: 1er Mila Laurent-Smith, 2e Romain Cortès, 3e Victoria Tourneau. CM1 de Mme Johner: 1er Émile Storzer, 2e Mahaut Chanavaz, 3e Théo Casanova.

    • École Sainte-Claire. CM2 de M. Maurin: 1er Adrien Para, meilleur élève de Cassis, sélectionné pour la finale départementale, 2e Julia Mulder, 3e Macéo Boyer. CM1 de M. Bossi: 1er Marie Bonnet, 2e Emma Bianchéri, 3e Eliott Moni.


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  • C'est Aimo Pagin, 30 ans, un jeune pianiste de réputation internationale - comme soliste et comme chambriste - qui occupera samedi prochain [22/02] la scène de l'Oustau Calendal pour le 2e concert 2014 des Rencontres musicales de Cassis. "J'ai connu Aimo tout petit, lorsque nous étions à Strasbourg, se souvient Brigitte Ley, la présidente des Rencontres. Je jouais avec son père dans l'orchestre de la radio allemande Südwestrundfunk. Il a la musique dans son ADN et fait une magnifique carrière !"

    Cassis/concerts: Le pianiste Aimo Pagin, en récital aux Rencontres musicales

    Aimo Pagin, 31 ans et une belle réputation internationale sera le 22 février à l'Oustau. Photo DR

    Né le 1er février 1983 à Francfort, Aimo Pagin se consacre dès l'âge de 7 ans à sa passion, le piano: "L'histoire de mes parents est unique, assure-t-il. Tous deux violonistes (son père, Diego, était soliste à l'orchestre de la Radio de Francfort, sa mère Silvia Marcovici, une grande concertiste), leurs chemins se sont croisés sur la scène le jour où elle interprétait le concerto de Beethoven avec cet orchestre…" Jeune élève au conservatoire de Strasbourg dans la classe de Rena Shereshevskaya puis au conservatoire de Colmar, il termine sa formation au conservatoire supérieur de musique de Genève sous la direction de Dominique Merlet et obtient la plus haute distinction, le diplôme de soliste. Avide d'apprendre et de développer son expérience, il rejoint en 2004 les États-Unis, au Peabody Institute de Baltimore, où il est accepté dans la classe du grand pianiste et pédagogue Leon Fleisher qui le fera progresser de manière spectaculaire. Lauréat de nombreux premiers prix nationaux et internationaux (Concours Enescu à Bucarest, XI Premio Pianistico di Napoli en 2005, Palma d'Oro 2009…). "Je ne suis pas convaincu de bien-fondé des concours, assure-t-il, mais ils sont d'excellents moyens de préparation…"

    Très vite, sa carrière prend une dimension internationale. En soliste, il joue avec des orchestres prestigieux, remplace Radu Lupu en 2009 au Philarmonic de Bucarest, et fait ses débuts officiels à la BBC à Londres en 2010. Il a enregistré en outre plusieurs récitals "live" à la radio allemande Südwestrundfunk et est l'un des plus jeunes professeurs de l'Université musicale de Gratz.

    Au programme, Liszt, d'abord, avec deux pièces des "Années de pèlerinage" composées de 1835 à 1838. Le 104e Sonnet de Pétrarque, un magnifique chant d'amour, dans un style qui ne cache pas sa filiation avec les Nocturnes de Chopin, des modulations incroyables, avec une richesse de couleurs qui en font un des grands joyaux du répertoire romantique. Puis la Vallée d'Obermann, inspirée d'Obermann, un roman épistolaire de Sénancourt, et du Pèlerinage de Childe Harold, une ode de Byron: une longue méditation métaphysique en quatre parties. Après l'entracte, place à Schubert, avec la Sonate pour piano en si bémol majeur D960, sa dernière sonate, romantique, mythique, la plus grande: un fleuve grandiose où il multiplie les mutations de couleurs et d'éclairage.

    PRATIQUE

    Récital de piano Aimo Pagin, samedi 22 février à 17h30 à l'Oustau Calendal. L'esplanade Aristide-Briand sera ouverte au stationnement pour le concert. Entrée 25 €, tarif réduit 18 €. Cocktail dînatoire 25 € (uniquement sur réservation au Tel 06 67 90 02 80). Un bulletin de réservation disponible sur www.musicalescassis.com permet de réserver et de recevoir ses billets par courrier.


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  • Samedi dernier, Steve Lévy était à la librairie Préambule pour signer et dédicacer son livre "Mémoires cousues de silences", auto édité chez Autres Talents.

    Cassis/Livres: Obsédé par l'histoire des siens, Steve Lévy fend l'armure

    Steve Lévy (au centre) était samedi à Préambule pour ses "Mémoires cousues de silences". /Photo C.R.

    Steve Lévy est juif, mais ça ne saute pas aux yeux: "Il est plus casse-croûte que Kashrut et ne s'enferme jamais dans un carcan d'obligations et d'interdictions qui ont l'art de gâcher les soirées entre amis", écrit dans la préface son très cher ami Michel Chavret. Pourtant, il est obsédé par l'histoire et les souffrances de son peuple. Par la Shoah. Il en souffre dans sa chair et dans sa tête: "J'ai été construit, éduqué, avec des sommes de silences, contre des questions posées. J'ai incubé ces silences pendant plus de 50 ans. Aujourd'hui, je veux leur rendre la liberté dans l'écriture."

    Une écriture à l'humour décalé où se mêlent témoignages vécus et un métier: depuis 30 ans, Steve enseigne l'histoire dans un lycée juif où des résistants, des survivants sont venus témoigner devant les élèves. "Je veux transmettre vers le XXIe siècle cette fracture historique dans la dimension humaine, non-dite, des bibliothèques qui meurent…"

    Ballotté entre un passé chargé de la mémoire d’un peuple et un présent violent qui interpelle les consciences, Steve Lévy lance dans cet essai un cri, un appel, source d'espoir… ou de désespoir, tendant un fil entre le passé et le présent, entre la barbarie de l'homme déclinée en Europe au siècle dernier et l'aujourd'hui… Un aujourd'hui où transpirent, enfouis dans des "mémoires cousues de silence", ce passé et ses bulles de racisme qui éclatent sporadiquement à la surface du présent.

    "Mémoires cousues de silences", de Steve Lévy. À la Librairie Préambule, 8 rue Pierre-Eydin à Cassis, Tél 04 42 01 30 83.


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  • Les "Initiatives Océanes", c'est un projet pédagogique de Surfrider Foundation Europe qui vise à sensibiliser les scolaires des Bouches-du-Rhône sur la thématique des déchets aquatiques, car "Jeter par terre, c'est jeter en mer".

    Cassis: Initiatives océanes pour les 5e du Collège des Gorguettes

    Les élèves sont plus concernés par le risque déchets que les adultes mais souvent mal informés. /Repro C.R.

    Mené à Cassis en partenariat avec la municipalité, il a été accueilli avec enthousiasme par la classe de 5e à dominante scientifique du collège des Gorguettes Gilbert-Rastoin et son professeur de sciences de la vie et de la terre, Muriel Cavalli. Il s'articule en trois volets. Le premier, une animation en classe, conduite par Sandra Nussbaum, animatrice Surfrider, s'est déroulé lundi après-midi [10/02] au Collège des Gorguettes.

    Après avoir expliqué aux élèves les origines de Surfrider Foundation, créée par des surfeurs dégoûtés de voir les océans pollués par les déchets des activités humaines et les avoir questionnés sur ce qu'étaient les déchets aquatiques, Sandra leur a projeté une vidéo intitulée "Mais qui a tué la tortue": la mise en scène d'un détective privé menant l'enquête sur la mort d'une tortue et découvrant que le coupable est un déchet d'origine humaine. L'occasion de mener une réflexion sous forme de questions-réponses sur les écosystèmes marins et la biodiversité, sur la durée de vie des déchets, leurs recyclages, leurs provenances et les nuisances qu'ils entraînent. Une information bien nécessaire lorsque l'on entend un élève déclarer tranquillement: "La poubelle chez moi est trop loin, alors je jette mes cotons-tiges dans les toilettes…"

    Dans un second volet, la classe ira sur le terrain, plus précisément sur la plage du Corton pour concrétiser les bonnes pratiques évoquées en classe, le jeudi 20 mars à partir de 13h30. Les élèves participeront à la campagne des "Initiatives océanes" en mettant les mains (gantées) dans le cambouis pour un ramassage de déchets. "Pour donner plus d'ampleur à cette opération, les Cassidens sont d'ailleurs appelés à y prendre part", souhaite Benjamin Van Hoorebeke, Responsable Éducation & Événements Méditerranée à Surfrider.

    Le dernier volet du programme sera pour les élèves de réaliser, à partir des déchets qu'ils auront rapporté au collège, des œuvres d'art. Une nouvelle opportunité d'approfondir la réflexion… L'an dernier, un radeau de la méduse, le dieu Neptune malade ou encore une tortue avaient ainsi témoigné de leur créativité.

    Saluons ce type d'initiatives qui visent à lutter contre la pollution des mers, mieux informer le public sur la qualité des eaux, les législations et les risques en cas de pollution et, en s'adressant aux enfants, à faire comprendre aux décideurs de demain les enjeux de la protection des océans.

    Contact: Surfrider Foundation, 13 Maison de la Mer, Plage du Prophète, 244 Corniche Kennedy, 13007 Marseille, Tel 04 88 04 32 98, Web www.surfrider.eu / www.initiativesoceanes.org


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  • L'une des figures de proue de la littérature jeunesse, Pascale Maret, était vendredi [14/02] l'invitée du Collège des Gorguettes Gilbert-Rastoin, à l'occasion du Concours d'écriture des collégiens.

    Littérature: retour au collège de Cassis pour l'écrivain Pascale Maret

    Auteur de livres-jeunesse, Pascale Maret est venue parler d'écriture aux élèves de 5e des Gorguettes. /Photo C.R.

    Imaginé par Danielle Milon et l'association Le Printemps du Livre de Cassis, cette action culturelle originale, soutenue par le Conseil général et l'Inspection académique, est proposée à quelque sept cents élèves de sept collèges du secteur, dont celui de Cassis. Plusieurs écrivains, dont Pascale Maret, vont tour à tour leur parler du bonheur d'écrire et échanger avec eux sur les livres et l'écriture. Cette année, ils doivent plancher sur le thème du 26e "Printemps", "Écrire le monde". Tout un programme, sous-tendu par cette citation de Montaigne: "Le monde est une branloire pérenne".

    Née en 1957, Pascale Maret est dans son enfance une lectrice boulimique. Elle voulait devenir danseuse, mais sa passion des livres l'amène à écrire. "Mon premier livre était un recueil de nouvelles pour adultes, puis j'ai eu l'idée d'écrire un roman jeunesse", se souvient-elle. Professeur agrégée de lettres modernes, elle a beaucoup voyagé depuis son mariage avec un géologue. Autant de sources d'inspiration pour ses douze livres, dont certains ont été primés, tel Clones en stock, paru en 2001, lauréat du prix "Goya Découvertes", l'ouvrage proposé par Nathalie Cocco à ses élèves de 5e pour leur faire découvrir Pascale Maret.

    Avant de se dévoiler sa démarche d'écriture en se livrant avec bonheur au jeu des questions-réponses, l'auteur prévient son jeune auditoire: "Vous allez peut-être me poser des questions très générales, mais mes réponses ne concerneront que moi, je ne représente pas tous les auteurs." Et les questions de fuser: "Qu'est-ce qui vous a inspiré ce livre?" - "À la fin des années 90, vous n'étiez pas encore nés, c'était le début du clonage des mammifères, avec la brebis Dolly. Un grand sujet de discussion de l'air du temps, une interpellation sur la question de l'identité de soi. Une question qui se posait très fort à mes trois enfants, tous adoptés: qui suis-je et d'où je viens?". "Comment travaillez-vous?" - "Dans mon bureau ou dans un endroit calme. J'imagine l'histoire à l'avance et je sais où je dois arriver. Puis j'écris sur un grand cahier, c'est mon brouillon. Pour Clones en stock, ça m'a pris trois mois. Quand j'ai fini le manuscrit, je le tape à l'ordinateur et j'envoie ce tapuscrit par courriel à mon éditeur, puis j'attends sa réponse… Si le livre est accepté, ça prend ensuite un certain temps: l'éditeur propose des corrections, il peut même changer le titre. Puis c'est la fabrication, la couverture et l'illustration, le résumé. Il y en a au moins pour six mois!"

    Et les questions ont continué, interrompues seulement par la sonnerie : "C'était trop bien", ont dit les élèves en sortant.


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  • Aujourd'hui, Steve Lévy sera l'invité de la librairie Préambule pour signer son livre "Mémoires cousues de silences", auto édité chez Autres Talents. Une réflexion autour du thème de la Shoa.

    Cassis: Steve Lévy entrouvre le silence de la mémoire de la Shoa

    Professeur d'histoire-géographie, Steve Lévy pratique aussi le Kyudo (un art martial japonais issu du tir à l'arc guerrier) et fut maître-nageur pendant 25 ans. Une combinaison de talents peu courante, on en conviendra. D'autant qu'il est aussi musicien amateur depuis toujours et - depuis 10 ans - chanteur et guitariste dans le groupe de pop-rock Dad&Co. De quoi pratiquer pendant des années l'apprentissage et les rencontres. Et ce n'est pas tout: "Intervenant en prison auprès de jeunes adultes pendant plus de deux ans, j'ai jonglé au quotidien dans une petite salle au bout du couloir des cellules avec leurs paroles, leurs actes, leur violence. Militant de la mémoire vivante, je cherche des lendemains où les matins prennent une dimension solaire…"

    Ballotté entre un passé chargé de la mémoire d’un peuple et un présent violent qui interpelle les consciences, Steve Lévy lance dans cet essai un cri, un appel, source d'espoir… ou de désespoir. Avec un humour parfois décalé qui tend un fil entre le passé et le présent, entre la barbarie de l'homme déclinée en Europe au siècle dernier et l'aujourd'hui… Un aujourd'hui où transpirent, enfouis dans des "mémoires cousues de silence" ce passé et ses bulles de racisme qui éclatent sporadiquement à la surface du présent. "Mais il y a des silences plus lourds encore, qu'il faut déplier, assure l'auteur, pour voir l'étendue de la résonance, jusqu'au bout des pas de ceux qui, jamais, ne sont revenus…" Faut-il s'interroger une fois de plus, une fois de trop ? C'est une question que le lecteur ne manquera pas de se poser !

    "Mémoires cousues de silences", de Steve Lévy, samedi 15 février à partir de 17h30 à la Librairie Préambule, 8 rue Pierre-Eydin à Cassis, Tél 04 42 01 30 83. À partir de 19h, Steve Lévy retrouvera au Bar du XXe siècle, rue Victor-Hugo, son groupe de pop-rock pour un concert de 19h jusqu'à 23h.


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  • Samedi dernier, l'affluence était grande aux Salles voûtées de l'Hôtel de ville pour assister à la proclamation des lauréats du 5e Concours du Salon de peinture de la ville de Cassis, en présence de Danielle Milon, maire de Cassis, et de l'invitée d'honneur, marraine de cette 5e édition, l'aquarelliste Françoise Frenaud.

    Cassis: Le 5e salon de peinture a couronné dix lauréats

    Les lauréats du 5e Grand prix de peinture rassemblés autour de Danielle Milon et de Philippe Vion. /Photo C.R.

    Avec ce concours et pour la 5e année consécutive, la ville de Cassis permet aux peintres de toutes origines de se mesurer dans les catégories huile et acrylique d'une part, aquarelle et pastel d'autre part, à l'exclusion de toute autre technique, chacun pouvant soumettre deux œuvres originales par catégorie.

    "Je remercie la ville de Cassis qui met à notre disposition ces salles superbes et fournit les grands prix, a assuré Philippe Vion, son organisateur. La qualité des œuvres augmente d'année en année et j'en remercie les 34 exposants pour leurs 73 contributions. Merci aussi à Hervé Chaussidière qui réalise les affiches, les invitations et les diplômes. L'aquarelliste Françoise Frenaud, dite "Chou", la marraine de ce 5e salon, est une grande artiste au parcours exceptionnel, en recherche d'une équivalence entre le réel et la touche de son pinceau, prolongement de sa pensée. Une trentaine de ses œuvres sont exposées dans le hall d'entrée."

    "Les œuvres qui nous ont été présentées pour ce 5e salon sont de plus en plus qualitatives, a assuré Jean-Claude Cayol, conservateur du musée de Cassis et président du Jury. Elles sont très différentes mais toutes nous ont donné autant de bonheur et de plaisir: elles sont provençales donc resplendissantes. Je peux vous dire que notre choix a été très difficile."

    Danielle Milon a, pour sa part, félicité les organisateurs et remercié les peintres pour leurs œuvres "superbement mises en valeur par les éclairages de ces salles rénovées l'an dernier, des salles qui étaient autrefois les écuries de cet ancien hôtel particulier devenu la mairie. Cette manifestation est un bel exemple de ce que peut faire à Cassis cette vie associative que vous animez, Philippe Vion, pas seulement dans le domaine de l'art, mais dans bien d'autres. Attendons la proclamation des résultats et vive le 6e salon, que j'espère bien inaugurer, en 2015 !"

    Avant la proclamation des lauréats autour du verre de l'amitié, le mot de la fin est revenu à Chou: "Je suis ravie d'exposer dans ce si beau lieu et j'en remercie Danielle Milon, Fred Soulayrol l'adjoint à la culture, Philippe Vion. Et bravo à tous les artistes pour leur lumière, leur sensibilité, leur diversité. Tous les ingrédients d'une belle exposition sont là."

    LE PALMARÈS

    - Huile ou acrylique: Prix de la Ville de Cassis Nicole Marteau pour Glycines à Gémenos. 1er prix Sylvie Garibaldi pour Printemps au crépuscule. 2e prix Marie-Claude Tariot-Reynaud pour Violence et beauté. Prix du Conseil régional Claude Trétout pour Tempête. Prix du Conseil général Christine Dupire pour Vortex chromatique.

    - Aquarelle ou pastel: Prix de la Ville de Cassis Valérie Przybylek pour Vignes. 1er prix Noëlle D'Angiolillo pour L'Épave. 2e prix Caroline Guerrieri-Duchaud pour Ombre et lumière d'une rose trémière. Prix du Conseil régional Jacques Bourse pour L'Inquiétude. Prix du Conseil général Corine Cailton pour Entre gel et eau.

    Salon de peinture de la ville de Cassis, jusqu'à lundi soir aux Salles Voûtées, de 10h à 12h et de 14h30 à 18h.


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  • C'est Aimo Pagin, 30 ans, un jeune pianiste de réputation internationale - comme soliste et comme chambriste - qui occupera samedi prochain [22/02] la scène de l'Oustau Calendal pour le 2e concert 2014 des Rencontres musicales de Cassis. "J'ai connu Aimo tout petit, lorsque nous étions à Strasbourg, se souvient Brigitte Ley, la présidente des Rencontres. Je jouais avec son père dans l'orchestre de la radio allemande Südwestrundfunk. Il a la musique dans son ADN et fait une magnifique carrière !"

    Cassis/concerts: Le pianiste Aimo Pagin, en récital aux Rencontres musicales

    Aimo Pagin, 31 ans et une belle réputation internationale sera le 22 février à l'Oustau. Photo DR

    Né le 1er février 1983 à Francfort, Aimo Pagin se consacre dès l'âge de 7 ans à sa passion, le piano: "L'histoire de mes parents est unique, assure-t-il. Tous deux violonistes (son père, Diego, était soliste à l'orchestre de la Radio de Francfort, sa mère Silvia Marcovici, une grande concertiste), leurs chemins se sont croisés sur la scène le jour où elle interprétait le concerto de Beethoven avec cet orchestre…" Jeune élève au conservatoire de Strasbourg dans la classe de Rena Shereshevskaya puis au conservatoire de Colmar, il termine sa formation au conservatoire supérieur de musique de Genève sous la direction de Dominique Merlet et obtient la plus haute distinction, le diplôme de soliste. Avide d'apprendre et de développer son expérience, il rejoint en 2004 les États-Unis, au Peabody Institute de Baltimore, où il est accepté dans la classe du grand pianiste et pédagogue Leon Fleisher qui le fera progresser de manière spectaculaire. Lauréat de nombreux premiers prix nationaux et internationaux (Concours Enescu à Bucarest, XI Premio Pianistico di Napoli en 2005, Palma d'Oro 2009…). "Je ne suis pas convaincu de bien-fondé des concours, assure-t-il, mais ils sont d'excellents moyens de préparation…"

    Très vite, sa carrière prend une dimension internationale. En soliste, il joue avec des orchestres prestigieux, remplace Radu Lupu en 2009 au Philarmonic de Bucarest, et fait ses débuts officiels à la BBC à Londres en 2010. Il a enregistré en outre plusieurs récitals "live" à la radio allemande Südwestrundfunk et est l'un des plus jeunes professeurs de l'Université musicale de Gratz.

    Au programme, Liszt, d'abord, avec deux pièces des "Années de pèlerinage" composées de 1835 à 1838. Le 104e Sonnet de Pétrarque, un magnifique chant d'amour, dans un style qui ne cache pas sa filiation avec les Nocturnes de Chopin, des modulations incroyables, avec une richesse de couleurs qui en font un des grands joyaux du répertoire romantique. Puis la Vallée d'Obermann, inspirée d'Obermann, un roman épistolaire de Sénancourt, et du Pèlerinage de Childe Harold, une ode de Byron: une longue méditation métaphysique en quatre parties. Après l'entracte, place à Schubert, avec la Sonate pour piano en si bémol majeur D960, sa dernière sonate, romantique, mythique, la plus grande: un fleuve grandiose où il multiplie les mutations de couleurs et d'éclairage.

    PRATIQUE

    Récital de piano Aimo Pagin, samedi 22 février à 17h30 à l'Oustau Calendal. L'esplanade Aristide-Briand sera ouverte au stationnement pour le concert. Entrée 25 €, tarif réduit 18 €. Cocktail dînatoire 25 € (uniquement sur réservation au Tel 06 67 90 02 80). Un bulletin de réservation disponible sur www.musicalescassis.com permet de réserver et de recevoir ses billets par courrier.


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  • Vendredi dernier, dans un Oustau Calendal plein à craquer et en présence de nombreux élus et personnalités, dont Jérôme Orgeas, maire de Roquefort-La Bédoule, Nicolas Bouland, adjoint aux sports de Carnoux, Jacques Bonnet, président du Comité départemental de la jeunesse et des sports, Jean-Baptiste Gimié, représentant le président du CDOS, la 4e édition des Trophées sportifs a été pour la ville l'occasion d'honorer tous les sportifs cassidens qui se sont distingués en 2013.

    Cassis: La commune a honoré les sportifs cassidens de l'année 2013

    Une vingtaine de trophées ont récompensé les sportifs cassidens. /Photo C.R.

    "Avec les Trophées des sports la ville de Cassis vous rend chaque année hommage, vous les acteurs cassidens du monde sportif, athlètes, dirigeants ou cadres techniques, qui portez haut et partout avec vos associations les valeurs du sport et les couleurs de votre ville. Bienvenue aux 35 associations sportives cassidennes et à leurs 1 000 licenciés: C'est exceptionnel, c'est pourquoi nous vous mettons à l'honneur, sportifs, dirigeants et bénévoles et vous accompagnons toute l'année dans la transparence. Pour cela, merci à Hélène Biondi, la dynamique directrice des Sports et loisirs et à toute son équipe", a déclaré Michel Mortelette, adjoint à la jeunesse et aux sports, en ouvrant la cérémonie.

    "Ce soir, a assuré le maire de Cassis, Danielle Milon, nous allons fêter le sport. Le nombre des trophées que nous allons remettre atteste de la très bonne santé des associations sportives, puisque 17 sur 34 seront récompensées. Sportifs, je vous remercie pour vos victoires, vos efforts, votre investissement au quotidien. Je veux aussi rappeler le rôle essentiel des bénévoles, des encadrants, des parents qui soutiennent les jeunes, des instituteurs et du Service des sports. La ville de Cassis soutient le sport, ses installations ont été fréquentées en 2013 par 5 845 usagers. La rénovation du Dojo sportif, l'espace Sébastien D'Orso, ouvert il y a un an, qui accueille chaque jour sur ses deux plateaux sportifs des dizaines de jeunes, les soutiens financiers et logistiques à vos associations. Cette année, de beaux événements sportifs vous attendent comme la coupe de France de VTT, le Défi de Calendal, le Titus Triathlon, la Cassis Race à l'aviron et de belles régates à la voile, les joutes et le rendez-vous du Forum des associations."

    Puis on est passé à la remise des trophées, un palmarès impressionnant (lire ci-dessous), entrecoupé de belles démonstrations de zumba, de free style et de danse sportive et marqué par la remise du Trophée du Comité départemental Olympique et sportif à Jean-Pierre Chaumy, président du Tennis Sporting-Club de Cassis, de Médailles de la jeunesse et des sports par Jacques Bonnet: du bronze pour Marina Brezzo (coordinatrice de l'Aviron-Club de Cassis) et de l'or pour Jean-Marc Mascré (Président du Hand-ball Sporting-club CCRB). 

    LES LAURÉATS DE L'ANNÉE

    Premiers Cassidens au Marseille-Cassis 20 km: Agnès Minelle (1h34'24") et Julien Bouix (1h17'54").

    Cercle d'activités aquatiques de Provence: Delphine Mageaud (natation adaptée) et Nadine Mycat (présidente).

    Sport olympique de Cassis: l'équipe U13 et Jérôme Raffette, son entraîneur.

    Karate Tode (Centre culturel): Hedy Bechar (poussin).

    Association des coureurs de fond de Cassis: Agnès Minelle (1h34'24" au Marseille-Cassis, 2e V1 de la Ronde des vignes).

    Cassis Échecs (Centre culturel): Quentin Massardo (champion de Provence benjamin et entraîneur), Olivier Telouk (champion des collèges 13) et l'équipe Première.

    Rugby Cassis Canoux La Bédoule: les mini poussins et Roland Restoux (dirigeant-secrétaire).

    Cercle nautique de Port Miou: Josyane Plaisant (régatière, arbitre fédérale et membre du Comité des courses) et Michel de Bressy (vainqueur de plusieurs régates en solo).

    Massaliotes Profutsal: Tristan Massard (Champion du Bonus KO P7) et son équipe P7.

    Basket Club Canaille: Équipe U15 (vice-championne des BDR), Dany Muni (entraîneur) et Eric Aurenche (entraîneur adjoint).

    Cassis arts martiaux: Suzanne Chaudeseigne (34 ans d'implication dans le judo et la culture physique).

    Association sportive des municipaux de Cassis: Équipe première (quart finaliste du championnat de France entreprise et demi finaliste de la coupe de France entreprise).

    Taekwondo Cassis club (Centre culturel): Julia Mylène (championne PACA cadette).

    Francs joueurs Cassidens (Cercle nautique): Équipe benjamins (4e championnats de Provence, 4e championnats de France, finalistes coupe de France).

    Fight club Cassis: Lætitia Boes (championne de France, championne d'Europe, 4e aux championnats du monde), John Leconte (2e championnats de France, 2e Open de Londres, vainqueur Coupe zone Sud).

    Handball Sporting Club Cassis Carnoux Roquefort-La Bédoule: Christelle Cornette, dirigeante et entraîneur.

    Aviron-Club de Cassis: 4× féminin avec barreur (4e championnat de France, 6e championnat du monde, vainqueur Cassis-Race) et tout le club pour ses résultats.

    Tennis Sporting-Club de Cassis: Équipe plus de 65 ans, championne de Provence.

    Trophée du Meilleur sportif cassiden à l'équipe féminine du 4× de l'Aviron-Club de Cassis et Trophée du Jeune espoir à Christian Massart (Massaliotes Futsal).


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  • Le samedi 15 février à la Maison de l'Europe et de la vie associative, Jean-Marie Homet sera l'invité de Gérard Gaudin, agrégé d'histoire, et de l'Association des Amis du Musée de Cassis qu'il préside, pour donner une conférence intitulée "Marseille et son port".

    Cassis: Jean-Marie Homet conte l'histoire du port de Marseille

    Ancien capitaine au long cours, Jean-Marie Homet est historien de l'art et conservateur délégué (bénévole) des antiquités d'objets d'arts des Bouches du Rhône. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, principalement dans les domaines de l'histoire de l'architecture et de l'astronomie .

    Il fera revivre à ses auditeurs l'histoire du Port de Marseille de l'Antiquité à nos jours. "Escale mythique au temps des grecs, havre secondaire pour les Romains, port merveilleux pour les croisades, Marseille n'a cessé de croître au rythme de ses activités portuaires. Toute sa vie intellectuelle, culturelle, économique, en dépendait. Avec Louis XIV, l'Arsenal prend une ampleur considérable, source d'activités multiples. Au siècle des Lumières, après la grande peste de 1720 et d'énormes soucis médicaux, le Port s'équipe d'outils sanitaires et renouvelle son visage."

    "À partir du XIXe siècle, le port connaît une expansion considérable, il devient le plus beau des monuments de la façade méditerranéenne. À la fin du XXe siècle, il achève sa conquête d'espace pour les géants des mers au milieu des sables et des dunes de la Camargue. Aujourd'hui, malgré bien des difficultés, il garde son rang de premier port de la Méditerranée et a su conserver un ensemble monumental souvent méconnu et pourtant de première grandeur."


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  • Pour le premier des trois récitals de piano programmés pour leur 5e saison, les Rencontres musicales de Cassis ont frappé un grand coup en accueillant samedi dernier, devant un Oustau Calendal quasi comble, la jeune pianiste belgo-israélienne Edna Stern.

    Rencontres musicales de Cassis: Edna Stern a conquis les mélomanes

    Edna Stern a réussi à conquérir le public des Rencontres musicales de Cassis. /Photo C.R.

    En souhaitant la bienvenue au public, Brigitte Ley, la présidente des Rencontres, a tenu à remercier le maire, Danielle Milon, présente dans la salle, "pour l'appui très important que la ville de Cassis apporte à nos manifestations". "Vous allez entendre ce soir Edna Stern, une pianiste magnifique, l'une des interprètes favorites des "Mailomanes" de Gérard Abrial, qui présente ses programmes avec beaucoup de charisme, dans un jeu tout en finesse. Un jeu qui porte la marque des trois grands pianistes qui l'ont façonnée: le panache de Martha Argerich, la musicalité de Leon Fleisher et l'impeccable finition de Krystian Zimerman. Elle va vous interpréter un programme essentiellement axé sur le "siècle des lumières", avec des opus qui reprennent en partie le programme de son CD, le Clavier des lumières, la sonate en do mineur de Galuppi et les Variations sur Ah, vous dirai-je maman, auquel elle ajoutera deux grandes sonates de Beethoven, Les Adieux et la Pathétique. Beethoven dont elle enregistre actuellement l'intégrale".

    Et ce fut le début de la conquête du public. Commentant elle-même les œuvres de son programme et jouant sans partition, Edna Stern a offert au public un jeu empreint d'une réelle sensibilité, doté d'une stupéfiante palette de couleurs, une rare curiosité musicale et intellectuelle. Une mention très spéciale pour La Chaconne en ré mineur dans laquelle elle s'est transportée au-delà de la partition, par son "génie de l'âme", tout simple et sans mensonge intérieur. D'emblée on est pris par la suavité du son, intime et lumineux. Le "Clavier des Lumières" d'Edna joue sur le double-sens des "lumières", celles du XVIIIe siècle et celles qui jaillissent de son toucher de clavier et du choc du marteau sur la corde, révélant son immense sensibilité.

    Quant à Beethoven, "il était incroyable, violent et susceptible. Avec son tempérament explosif lié à sa surdité, il a changé les règles du jeu: dans Bach et Mozart, la structure est très importante, avec Beethoven, c'est l'émotion qui domine et ses œuvres tardives ont pavé le chemin du romantisme", a-t-elle expliqué avant d'enchanter à nouveau le public.

    Ovationnée par son public, Edna Stern l'a remercié de trois rappels. Deux études, l'une de Chopin, l'autre de Scriabine, "pour marquer le début et la fin du XIXe siècle". Puis, Suggestion diabolique, de Prokofiev, "pour franchir le pas définitif vers le modernisme".

    LE PROCHAIN CONCERT

    Récital de piano Aimo Pagin, samedi 22 février à 17h30 à l'Oustau Calendal (Liszt, Bach, Debussy et Schubert). L'esplanade Aristide-Briand sera ouverte au stationnement pour le concert. Entrée 25 €, tarif réduit 18 €. Cocktail dînatoire 25 € (uniquement sur réservation au Tel 06 67 92 02 80). Un bulletin de réservation disponible sur www.musicalescassis.com permet de réserver et de recevoir ses billets par courrier.


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  • Samedi dernier, à la Maison de l'Europe et de la vie associative, s'est tenue la 46e assemblée générale du Yachting-club des calanques de Cassis (YCCC), en présence de Marc De Caneva, adjoint délégué au littoral et à la vie maritime et de Marc Mamelli, président de l'Union nautique de Port Miou et des Calanques (UNPMC) qui fédère les clubs de la calanque.

    Cassis: L'avenir de Port Miou préoccupe les plaisanciers

     Pour Marc Mamelli (UNPMC): "Notre union est une condition de la survie de la plaisance à Port Miou". /Photo C.R.

    À Port Miou, tous les plaisanciers, ceux du YCCC comme ceux des autres clubs, ont le regard tourné vers 2019, année ou sera renégociée entre la préfecture et la mairie de Cassis l'autorisation d'occupation temporaire (AOT) de Port Miou comme zone de mouillage léger. Une AOT dont le renouvellement n'est pas acquis.

    Après avoir souhaité la bienvenue aux 91 sociétaires présents ou représentés sur les 165 à jour de cotisation, le président Roger Gavin-Millan a donné la parole aux intervenants extérieurs. "Chaque mois, a indiqué Marc De Caneva, la ville tient une réunion avec les plaisanciers sur les problèmes du présent et de l'avenir. Nous nous sommes battus ensemble pour que la calanque soit placée en aire maritime adjacente du Parc national et non en cœur de parc. Au niveau des accueils passagers, on est au maximum, d'autant que des places doivent être libérées au fond de la calanque. Il s'agira en 2019 pour le renouvellement de l'AOT de montrer tout ce que les plaisanciers et la ville ont fait."

    Pour Marc Mamelli, "il ne faut pas oublier que nous restons sur une zone de mouillage léger. Ce qui unit tous les usagers de la calanque, ce sont nos AOT individuelles et leur avenir: les difficultés de transmission sont dues au fait que nous ne sommes pas un port de plaisance. Pour tenter de préserver l'avenir, les clubs doivent absolument se regrouper dans l'Union nautique. Dans cet esprit, l'Union, avec le président qui va prendre ma suite, s'apprête à adhérer à la nouvelle fédération Bouches-du-Rhône Plaisance qui regroupe tous les clubs marseillais appartenant à la communauté urbaine."

    Le rapport moral et le rapport d'activité ont montré le dynamisme du club, qui a organisé une trentaine d'animations tout au long de l'année 2013, dont le nettoyage de la calanque, la plus emblématique pour la préservation de l'environnement. Quant aux projets pour 2014, ils occuperont bien les week-ends des adhérents!

    Avant de partager le verre de l'amitié, les membres du YCCC ont renouvelé à l'unanimité leur conseil d'administration, désormais composé de Christine Chassaing, Jean-Michel Glaudas, Daniel Maury et Nicolas Oosterlinck (réélus), de Philippe Thomé, Muriel Thomas, Gérard Lombardon, Janine Goubert et Christian Knoeer (nouveaux élus) et de quatre conseillers en cours de mandat: Roger Gavin-Millan (réélu président), François Garcia, Robert Charron et Jacques Rondet-Ginter.

    LA JOURNÉE DE NETTOYAGE DE LA CALANQUE

    En tête des actions majeures annoncées pour 2014, le président du YCCC a insisté sur l'importance de la grande journée de nettoyage des fonds sous-marins organisée samedi 12 avril par la Section subaquatique Sévigné Sainte-Marguerite avec toutes les associations de la calanque et de nombreux clubs de plongée extérieurs, en partenariat avec la mairie de Cassis.


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  • Samedi dernier à la Meva, les adhérents de l'association des Amis du Musée de Cassis avaient été conviés par Gérard Gaudin, agrégé d'histoire et président de l'association, pour assister dans un premier temps à la conférence de Pierre Murat, intitulée "Cassis, port de la peinture, au tournant de la modernité (1845-1945)" et, dans un deuxième temps, à leur assemblée générale annuelle. Un titre qui est aussi celui de l'exposition présentée aux Salles voûtées l'été dernier par la Fondation Regards de Provence et la ville de Cassis à l'occasion de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture.

    Cassis: Une après-midi bien remplie pour les Amis du Musée

    "Cassis a bien joué un rôle éminent dans la genèse de la peinture moderne", a démontré Pierre Murat. /Photo C.R.

    Pierre Murat, agrégé de lettres et historien de l'art, fut en effet le co-commissaire de cette vaste exposition répartie sur trois sites: le Musée Regards de Provence de Marseille, les Salles voûtées de l'Hôtel de ville et le Musée de Cassis. Il est aussi l'auteur du livre-catalogue de l'exposition.

    "Cette conférence est destinée à combler trois lacunes, a expliqué Pierre Murat. Celle qui néglige le rôle de Cassis dans l'histoire de la peinture moderne: on parle de Signac à Saint-Tropez, de Cézanne et Braque à l'Estaque, de Matisse à Collioure, mais rarement de Cassis. Vous verrez ensuite ce que vous n'avez pas vu l'été dernier, par manque de place, ou parce que les œuvres n'étaient pas disponibles. Enfin, mon livre sur l'exposition qui recense tout ce que 200 peintres ont produit un siècle durant."

    Au fil de l'exposé du conférencier, on a pu découvrir comment Cassis, ce spot du tourisme balnéaire fut un siècle durant, le havre de la peinture provençale, plus que Collioure et l'Estaque. Que de variations sur le village, la vie du port, les plages, l'abrupt du Cap, la douceur des vignes, "l'étincelance" des calanques! Un paradis pour les peintres, certes, mais parfois aussi leur désespoir: par l'ampleur de son site et l'ardeur de ses couleurs, Cassis est un défi à relever et pour nombre d'entre eux, l'occasion de se révéler à soi. Sous leurs pinceaux, Cassis rompt la monotonie grandiose de son panorama de carte postale. "Alangui par Garibaldi, éclaboussé d'or par Monticelli, recomposé par Ponson, soulevé par Olive, dramatisé par Seyssaud, ou rendu à son quotidien par Méheut, Cassis voit sa géométrie fluctuer au gré des styles", a notamment expliqué Pierre Murat.

    Lors de l'assemblée générale qui a suivi la conférence, le président Gaudin a rappelé que l'association avait en 2013 poursuivi les restaurations des encadrements et des toiles du fonds permanent et les poursuivrait en 2014. Il a souligné le succès des visites du Château "qui vont reprendre à partir du 18 mars, grâce à l'amabilité des propriétaires", les belles conférences de l'an passé et présenté le programme des conférences 2014.

    PRATIQUE

    - Prochaines conférences: Jean-Marie Homet (Histoire du port de Marseille), le 15 février; Joëlle Gardes (Virginia Wolf à Cassis) le 29 mars; Éliane Richard (Voyage autour du monde), le 17 mai; Gérard Gaudin (Le quartier de la Presqu'île, suivie d'un repas) le 3 juin.

    - Quatre visites du Château: les mardis matin à 11h (18 et 25 mars, 1er et 8 avril). Places limitées: les réservations seront reçues au 04 42 01 88 66, uniquement à partir du mercredi 12 mars et les trois mercredis suivants de 10h à 12h.


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  • Lundi dernier, les agents maritimes étaient conviés par l'Office de tourisme de Cassis à un éductour destiné à leur faire découvrir les possibilités offertes par le village.

    Cassis: Un éductour du village  pour les agents maritimes

    Les agents maritimes vont s'embarquer sur le petit train pour un éductour de découverte. /Photo C.R.

    Cassis fait partie, avec quelques autres sites, comme Avignon, Aix-en-Provence ou les Alpilles, des sites plébiscités par la clientèle des croisiéristes et sa situation géographique lui permet de toucher les passagers en escale à Marseille, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, d'autant que Marseille et Toulon sont aujourd'hui très fortement positionnés sur le marché de la croisière. "C'est d'ailleurs pour cela que nous avons aussi invité Christelle Maubec, du Club de la Croisière, dont Cassis est membre, explique la directrice de l'Office, Carole Clouet. Elle est présente aux grands rendez-vous et sur les salons mondiaux du tourisme qui vendent les escales croisières au compagnies maritimes."

    Quant aux agents maritimes, ils sont un rouage essentiel de la filière touristique, ils travaillent avec les croisiéristes pour leur proposer des excursions, règlent tous les aspects d'une escale, la gestion des bagages, l'embarquement /débarquement des passagers, l'approvisionnement du bateau, les excursions programmées pour l'escale, qui peuvent se faire sur deux formats: la journée ou la demi-journée.

    "Cet éductour est l'occasion de faire le point avec eux avant le début de la saison: il est important de leur faire voir comment se passent les excursions au départ du parking des Gorguettes. Les clients des croisiéristes représentent 21% de la clientèle totale arrivant ici en autocar. L'hiver, les autocars déposent leurs clients à la gendarmerie, remontent stationner aux Gorguettes et le soir récupèrent les touristes à la gendarmerie."

    "Le beau temps est au rendez-vous pour vous permettre de redécouvrir dans les meilleures conditions le petit train touristique, à partir de cet endroit où les petits trains attendront vos clients dès le début de la belle saison, en fonction des arrivées que vous nous annoncez, a indiqué Carole Clouet en souhaitant la bienvenue à ces éductouristes en plein travail. Même en cas d'affluence, les choses se passent très bien, car un policier municipal régule la circulation. Dans le petit train, vous vivrez le trajet avec un commentaire en français et en anglais, ou d'autres langues selon la clientèle, qui introduit la visite de Cassis et vous serez déposés à la Viguerie."

    Après un exposé sur la saison touristique 2014, les éductouristes ont découvert Cassis, ses ruelles typiques, son port et divers lieux d'intérêt, déjeuné dans un bon restaurant, mais aussi découvert les vignes et dégusté l'AOC cassis dans un domaine viticole, avant de regagner en fin d'après-midi le parking des Gorguettes.


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  • Le très médiatique journaliste sportif Nelson Monfort était mardi soir à l'Oustau Calendal l'invité de la Ville de Cassis, de la SCO Cassis et du Comité d'organisation du 20 km Marseille-Cassis pour donner une "Causerie musicale autour de Charles-Trenet". Charles-Trenet dont Nelson Monfort, grand amateur de musique à ses heures, est un fervent admirateur.

    Cassis: Nelson Monfort a fait revivre Charles Trenet à l'Oustau

    Nelson Monfort a fait revivre pour le public Charles Trenet, sa vie et ses chansons. /Photo C.R.

    L'idée de cette soirée? "J'adore la SCO Sainte-Marguerite, qui promeut les vraies valeurs que sont l'amitié, le partage et le sport: l'aventure sportive du Marseille-Cassis nous a permis de rencontrer Nelson Monfort, a expliqué le maire, Danielle Milon. Ses reportages de passion et de compétence dans toutes les grandes épopées sportives font la joie de tous. Il est aussi passionné de musique et de Charles Trenet: nous lui avons donc demandé de venir à Cassis pour nous faire voyager à travers l'univers de ce grand chanteur."

    "Ma présence ici, c'est la suite d'un bel échange de sport et d'amitié avec les organisateurs du Marseille-Cassis, a assuré Nelson Monfort. Trenet fait partie du patrimoine éternel de la France, dans ce qui se fait de mieux. Le 18 mai dernier, on a fêté le centenaire de la naissance du Fou chantant à Narbonne."

    Et d'illustrer par des chansons les différentes étapes de sa vie: "Dès l'âge de 7-8 ans, point chez lui un immense amour de la poésie, au sens large, et de la littérature. Il rencontre Albert Bausil, le rédacteur en chef d'un petit hebdomadaire, le Coq catalan (coque à talent !) qui décèle chez lui cette verbe poétique pleine d'humour et lui ouvre son journal. Ses premiers articles manifestent son amour immodéré des paysages traversés et des bonheurs rencontrés: "Mes jeunes années", sa première chanson, inoubliable".

    Puis ce sont les années de guerre qui s'achèvent avec "Douce France". Son univers dual alliant la plus grande gaîté à une vraie tristesse: c'est la chanson "Je chante", dont le héros se pend. Les années 50, la France d'avant les réseaux sociaux et les autoroutes, le succès, la brouille avec Maurice Chevalier, ce sera "Nationale 7". La vague "yéyé" et le passage à vide des "sixties" compensé par des tournées triomphales Outre-Atlantique: "Y a de la joie", la chanson la plus aimée à l'étranger. Le retour du succès en 1971, après 12 ans d'absence. La consécration de l'Olympia en 1975 avec "Le vieux Piano de la plage". Son dernier concert avec les honneurs de l'Opéra-Bastille en 1999 où il chantera assis et sa mort en février 2001, à 88 ans.

    Une soirée chaleureuse qui s'est achevée avec "La mer", reprise par tout un public ravi.


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  • Samedi prochain, le philosophe et écrivain Jean-Paul Curnier sera au Bar du XXe siècle, avenue Victor-Hugo, l'invité de François Hème et de la librairie Préambule pour dédicacer son livre "Philosopher à l'arc", paru le 28 octobre dernier aux éditions Chatelet-Voltaire.

    Cassis / Livres: L'arc à la main, Jean-Paul Curnier pénètre son animalité

    Jean-Paul Curnier en quête de son animalité par goût de la vérité. /Photo DR

    Philosophe, essayiste et poète, Jean-Paul Curnier est né le 5 janvier 1951 à Arles (Bouches-du-Rhône). Il est auteur d'essais et de nombreux articles sur l'actualité, l'image, l'art, les médias, mais aussi d'ouvrages littéraires, de pièces pour le théâtre et la danse, de films et d'installations vidéo. Il est membre du comité de rédaction de la revue Lignes et donne des cours sur l'histoire de l'avant-garde et l'esthétisme dans différentes universités: à la Sorbonne, à Aix et dans les écoles d'Arts de Caen, d'Avignon et d'Aix.

    Dans ce livre, Curnier réfléchit sur la chasse à l'arc. "Chasser à l'arc, explique-t-il, c'est apprendre à disparaître. La portée courte des flèches oblige à s'approcher au plus près des bêtes: il faut donc tout savoir de son gibier potentiel pour devenir invisible à ses yeux. Mais à force de se rendre insignifiant, de quitter toute apparence humaine, on cesse d'être soi, on devient, pour partie au moins, ce que l'on traque, ce que l'on voit. S'approcher au plus près des bêtes, c'est fréquenter au plus près l'animalité, sa propre animalité."

    Mais pourquoi cette quête de la bestialité ? "Le goût de la vérité, ni plus ni moins! Il passait jusqu'à récemment pour ce qu'il y a de plus civilisé chez l'homme, mais aujourd'hui, pour beaucoup, il passe pour ce qu'il y a de plus stérile, de plus archaïque, de plus vain."

    Une récit philosophique surprenant, écrit à la lumière de parties de chasse champenoises, où le rythme de la réflexion se nourrit d'un échange entre l'aventure du tir à l'arc et la mise en perspective du sujet.

    "Philosopher à l'arc", de Jean-Paul Curnier, samedi 1er février au Bar du XXe siècle à partir de 17h30. Renseignements: Librairie Préambule, 8 rue Pierre-Eydin à Cassis, Tél 04 42 01 30 83.


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