• Demain à la Maison de l'Europe et de la vie associative (Meva), le professeur Maurice Taieb, directeur de recherche émérite au CNRS (CEREGE, Aix-Marseille Université), sera l'invité de l'association des Amis du musée de Cassis et de son président Gérard Gaudin pour donner une conférence intitulée "Lucy, pré-femme toujours présente sur la lignée de nos origines africaines, une icône pour la paix".

    Lucy, 3,2 millions d'années, une "icône pour la paix"

    Géologue spécialiste du Quaternaire, Maurice Taieb retracera dans quelles circonstances il a découvert le 24 novembre 1974 le squelette de Lucy, notre vénérable ancienne, dans des sédiments lacustres et fluviatiles de la dépression des Affars en Éthiopie, où elle reposait depuis quelque 3,2 millions d'années: "Une zone de 120 000 km² à prospecter sans carte topographique ni photo aérienne, se souvient-il. Il fallait marcher, être attentif et j'avais d'excellents guides. Grâce à eux, j'ai découvert l'Hadar en 1969: des kilomètres de couches sédimentaires, une profusion de squelettes de mammifères affleurant, une richesse paléontologique incroyable: on devait forcément y trouver quelque chose de préhumain! Cela m'a permis de monter une expédition franco-américaine dont faisaient partie l'américain Donald Johanson et Yves Coppens et les prospections ont repris: très vite, l'Éthiopien qui m'accompagnait trouve trois mâchoires; un mois après, Lucy était découverte. Trois semaines plus tard, en disposant ses restes, on a réalisé que c'était une femelle. Coppens n'était pas là à ce moment-là, mais lui-même, Johanson et White, tous trois anthropologues, ont étudié ensuite le squelette et montré que Lucy était réellement bipède, tout en sachant grimper aux arbres, qu'elle était une femelle âgée d'environ 20 ans, mais pas un singe. Un nouveau genre et une nouvelle espèce: Australopithecus afarensis, au sommet de la lignée humaine."

    Cette découverte a marqué l'ouverture d'un grand livre: d'autres ont suivi, comme celle d'Ardi, une femelle également, moins évoluée, pouvant tout juste marcher debout et découverte dans les années 90, également en Éthiopie: le plus ancien squelette d'hominidé connu à ce jour, daté de 4,4 millions d'années et qui rapproche un peu plus les paléontologues du Graal: le supposé ancêtre commun de l'homme et de certains singes d'aujourd'hui, comme les chimpanzés ou les gorilles, qui aurait vécu il y a quelque six millions d'années. Mais aucune autre découverte n'a fait autant de bruit dans le monde de la paléontologie que celle de Lucy.

    Claude RIVIÈRE

    "Lucy, pré-femme toujours présente sur la lignée de nos origines africaines, une icône pour la paix", conférence du Pr Maurice Taieb, samedi 21 mai 2016 à 16h à la Maison de l'Europe et de la vie associative, 4 rue Séverin-Icard. Entrée libre.


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  • C'est un concert classique intitulé Lux Æterna et dédié à celui que l'on qualifie parfois de "Bach français", le compositeur et chanteur baroque Marc-Antoine Charpentier (1643-1704), que le chœur de chambre Les Zippoventilés, dirigé par Benoît Dumon propose demain dimanche aux mélomanes.

    Charpentier, le Bach français, dimanche à l'église de Cassis avec le chœur des Zippoventilés

    En trois ans, le chœur des Zippoventilés (ici à saint-Victor) s'est taillé une belle renommée. /Photo DR

    "Ce programme, conçu en crescendo, explique Benoît Dumon, explore trois œuvres parmi les plus mystiques du grand compositeur: le Stabat Mater, les Méditations et le Requiem en ré mineur. Le concert commence dans le dénuement le plus absolu avec la monodie grégorienne du Stabat Mater, faisant alterner chœur d'hommes et chœur de femmes. La polyphonie fera son apparition sous une forme très minimaliste: hommes et femmes s'y succéderont avant de se rejoindre dans le dernier verset. Le langage musical se complexifiera ensuite avec les trois premières méditations du temps de carême pour trois voix d'hommes et basse-continue et le Tristis est anima mea pour deux voix de femmes et basse-continue. Le concert s'achèvera sur un des plus grands chefs d'œuvre du Maître, sa messe de requiem pour chœur et basse-continue qui concentre tout son génie expressif et spirituel, élégant et démonstratif, subtil et lyrique, sombre et lumineux, simple et virtuose, français et italien."

    Créé en 2013 par Benoît Dumon qui en assure la direction, le chœur des Zippoventilés, constitué d'amateurs de bon niveau et de professionnels, se distingue par une interprétation pointilleuse du détail stylistique, un son droit et une bonne définition harmonique. Son domaine de prédilection reste la musique baroque, mais il explore ponctuellement la fin de la Renaissance, le Moyen Âge et la musique française de la première moitié du XXe siècle. Du côté des solistes, on appréciera Benoît Dumon (haute-contre), Lisa Magrini et Bénédicte Pereira (dessus), Arnaud Hervé (taille), Jean-Bernard Arbeit (basse) et pour les instrumentistes, Romane Kriger (viole de gambe), Alcibiade Minel (orgue positif) et Jean-Michel Robert (Théorbe).

    Claude RIVIÈRE

    Concert Charpentier Lux Æterna, à l'église de Cassis, dimanche 22 mai à 18h. Entrée 15 €, tarif réduit 10 €, gratuit moins de 12 ans. Renseignements et réservations: Tel 06 17 01 15 10 ou sur www.benoitdumon.com. À noter que ce concert sera donné à nouveau le dimanche 29 mai à 18h au Temple Grignan à Marseille.


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  • Samedi prochain, en partenariat avec la Librairie Préambule, le Bar du XXe siècle accueillera pour un nouvel apéro littéraire la comédienne Andréa Ferréol. Elle y dédicacera son dernier livre, La Passion dans les yeux, un recueil de ses mémoires.

    Née en 1947 à Aix-en-Provence, Andréa Ferréol débute au Festival d'Avignon, et travaille au théâtre avec Jean-Michel Ribes, Claude Régy, Robert Hossein… Après le succès de La Grande Bouffe, elle enchaîne les rôles au cinéma: Les Galettes de Pont-Aven (Joël Séria), L'Incorrigible (Philippe de Broca), Flocons d'or (Werner Schroeter), Despair (Fassbinder), Retour à Marseille (René Allio), Le Dernier métro (François Truffaut), Y a-t-il un Français dans la salle? (Jean-Pierre Mocky)… À Aix, sa ville, elle organise chaque année les Flâneries d'Art Contemporain (17 au 19 juin 2016).

    Andréa Ferréol dévoile les passions et les hommes de sa vie

    Ferréol ne manque pas de caractère: par amour pourtant, elle a accepté d'un homme ce qu'elle a refusé à tous les autres: subir ses caprices, mettre de côté ses projets pour se rendre à tout moment disponible, devenir son esclave… Cet homme, la passion de sa vie, c'est Omar Sharif, rencontré en 1984. Une liaison secrète, qui se transformera en amitié amoureuse et durera jusqu'à la disparition de l'acteur en juillet 2015. Dès 1973, elle connaît le succès en incarnant la plantureuse héroïne de La Grande Bouffe, de Marco Ferreri. Dans son livre, elle dévoile les coulisses de ses tournages, raconte ses metteurs en scène, ses partenaires. Mais c'est aussi la femme, sa vie, ses parents et amis qui sont tour à tour évoqués.

    "Alors, pour en savoir plus sur Andréa Ferréol, les coulisses de ses tournages avec Fassbinder, Ferreri, Commencini, Mocky, Truffaut, Schlöndorff, Scola, Greenaway… ses rôles au théâtre, à la télévision, les souvenirs qu'elle garde de ses rencontres avec Lancaster, Noiret, Mastroianni, Delon, Gassman, Marielle, Hanin, Belmondo, Bud Spencer, Marielle, Depardieu, et bien sûr Omar Sharif, pour succomber à votre tour à ses incroyables yeux verts et son enthousiasme contagieux, venez donc la rencontrer ce samedi 21 mai à partir de 17h30 au Bar du XXe siècle, 17 avenue Victor-Hugo à Cassis, vous ne serez pas déçus", assure François Hème, le libraire de Préambule.

    Claude RIVIÈRE


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  • Après une matinée de traditions vigneronnes et de dégustations, les festivités des 80 ans de l'AOC se sont déplacées l'après-midi de la terre au ciel devant une énorme foule, impatiente d'admirer les acrobaties des plus grands pilotes de chasse de notre Armée de l'air.

    Une de la Provence

    C'est donc un meeting aérien d'exception qui s'est ouvert sur une mise en bouche des pilotes de la patrouille Cartouche Doré qui, évoluant en trio à bord de leurs monomoteurs biplaces à hélice TB30 Epsilon, ont montré avec panache les qualités d'exigence humaine et de performance technique des pilotes de combat sur ces avions utilisés par l'école de pilotage de l'armée de l'air (EPAA) pour former ses futurs pilotes de chasse. Malheureusement, les violentes rafales de mistral ont empêché ces as de donner toute la mesure de leur talent, notamment en matière de loopings et de frôlements.

    Pilotes PAF / Plage

     "Avec ce mistral déchaîné, ça été compliqué, mais c'est notre challenge d'assurer le spectacle pour que les gens qui viennent nous voir soient heureux", a assuré le cdt Christophe Dubois, leader de la PAF.

    Disparus les TB30, place aux huit Alphajet de la Patrouille de France, la "Grande Dame" qui, tirant leur immense écharpe tricolore sous les ordres de leur leader, le cdt Christophe Dubois, ont "joué" leur programme 2016, virevoltant et se frôlant au-dessus de la rade cassidenne au rythme des figures Apache roll, Persienne ou Palmito. Des acrobaties inouïes, méticuleusement mises au point au fil des six mois d'entraînement hivernal, qui ont fait frissonner le public, déchaînant son enthousiasme.

    Pilotes Oustau

    Les pilotes de la PAF et de Cartouche Doré ont été fêtés comme ils le méritaient lors d'une soirée d'hommage à l'Oustau Calendal. /Photo C.R.

    Une fois les avions posés, le commandant Dubois a présenté en fin d'après-midi son équipe sur le car-podium stationné esplanade Charles-de-Gaulle. Les pilotes sont ensuite allés à la rencontre du public, pour une séance de dédicaces et de photos, à laquelle ils se sont prêtés avec plaisir.

    Claude RIVIÈRE


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  • Dimanche dernier, 15 mai 2016, Cassis avait mis les petits plats dans les grands pour la 3e édition de "Cassis fête son vin", héritière de l'ancienne Fête des vendanges créée il y a plus de 40 ans par Joseph Vivanti (le père de Danielle Milon) et le vigneron Jean-Jacques Bontoux. Une fête à la dimension particulière puisque le 15 mai 1936, 80 ans plus tôt jour pour jour, paraissait le décret de la création de l'appellation contrôlée Cassis, la plus ancienne de France avec châteauneuf-du-pape, montbazillac, arbois et tavel, les cinq appellations historiques du tout 1er décret.

    Cassis: La commune a fêté dimanche 15 mai les 80 ans de son AOCLa traditionnelle Danse de la souche sur le parvis de l'église a ravi l'assistance. /Photo C.R.

    La traditionnelle Danse de la souche sur le parvis de l'église a ravi l'assistance. /Photo C.R.

    Onze heures, le vin est béni, la messe des vignerons est dite et le temps splendide. Pleine à craquer, la nef de l'église retentit d'une vibrante Coupo Santo. Le père Michel Roucolle, le maire, Danielle Milon, Renaud Muselier, député européen et 1er vice-président de la Région, de nombreux élus et notables sortent sur le parvis. Sitôt enflammé par le maire, le bûcher de ceps est honoré de la Danse de la souche, superbement exécutée au son aigrelet du galoubet-tambourin par les danseurs des groupes Niado Carnousenco et Calendal, dont les évolutions ravissent l'assistance.

    Dégustation

     Les amateurs de cassis blanc ont soif et les vignerons ont du mal à suivre une énorme demande! /Photo C.R.

    Tous se retrouvent bientôt place Baragnon, car c'est l'heure si attendue de la dégustation. La foule est énorme… et assoiffée: Cassidens, touristes, grands amateurs ou professionnels du vin venus de France, d'Angleterre ou d'Italie… Sur les stands des douze domaines, les vignerons font face aux centaines de verres tendus pour recueillir quelques centilitres du précieux nectar né de leurs soins vigilants. Ils ont fort à faire pour répondre à la demande: les bouteilles défilent si vite que la glace peine à les rafraîchir! D'un groupe à l'autre, on discute typicité, fraîcheur, gras en bouche, acidité, minéralité, arômes de pierre à fusil, de fruits jaunes, de fleurs blanches, ou encore iodés… On compare les domaines, sans jamais se mettre d'accord, sauf sur un point, le millésime 2015 est à la hauteur de la réputation de l'AOC cassis!

    Claude RIVIÈRE


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  • Encadrés par leurs enseignants, Mme Berbis et M. Boissi, les élèves des classes de CE2 et CM1 de l'école Sainte-Claire sont allés mardi après-midi à la découverte du Massif des Calanques. L'une des sorties organisées par l'Association de réhabilitation du parcours Marseille-Cassis (ARMC) pour les élèves des écoles publique et privée de Cassis, afin de leur faire découvrir le milieu forestier et sa fragilité.

    Les écoliers à la découverte du Massif des Calanques

    Une balade instructive au grand air pour les CE2 et CM1 de l'école Sainte-Claire. /Photo Repro C.R.

    Conduits par Philippe Constant, agent ONF sur le massif des Calanques, avec la participation de Yves Paugois, président de l'ARMC, ils ont été sensibilisés à la fragilité de la forêt et aux risques d'incendie. Au fil du sentier de découverte du Messuguet, ils ont appris à connaître le massif, sa géographie, son régime foncier complexe (forêts domaniale, communale, départementale, privée, conservatoire du littoral) et le dispositif législatif et réglementaire (Code forestier, Loi littoral, Natura 2000, et, bien sûr, le Parc national des Calanques) qui protège ce site de 5 000 ha et 25 km de long, classé en totalité depuis 1975. L'occasion de découvrir les principaux faciès végétaux du Massif et leurs composantes, les pins d'Alep semenciers qui enfoncent leurs racines dans le calcaire, et qui, rescapés du feu, ont permis dans les zones dévastées par l'incendie en 1990 la naissance de jeunes arbres. Mais aussi la garrigue et ses plantes héliophiles, le romarin, le chêne kermès, le nerprun, la filaire, la mussugue ou ciste cotonneux, le sumac, le pistachier-lentisque et le brachypode rameux, la première espèce à coloniser un terrain incendié, constituant un milieu ouvert à l'implantation des autres végétaux. Découverte encore des zones humides à feuillus et végétation dense en fond de vallon. La faune également, avec les rôles du ver de terre, des sangliers, "les laboureurs de la forêt". Sans oublier les parasites, comme la chenille processionnaire.

    Une jolie balade de découverte pour les enfants qui se sont amusés et ont beaucoup appris. Et avant de remonter dans le car, chacun d'eux a reçu un bloc-note offert par l'ARMC et la mairie des 9e et 10e arrondissements de Marseille. Rentrés à l'école, ils mèneront avec leurs maîtres l'indispensable travail de réflexion. Et pourront transmettre autour d'eux et, pourquoi pas à leurs parents, les bons gestes du respect des milieux naturels.

    "Nous tenons à remercier Danielle Milon, maire de Cassis et vice-présidente du conseil départemental, qui a pu nous obtenir de ce dernier une subvention sans laquelle nous n'aurions pu faire ces sorties", a conclu Yves Paugois.

    Claude RIVIÈRE

    L'ARMC, c'est quoi ?

    "L'action de l'Association de réhabilitation du parcours Marseille-Cassis, a expliqué son président, Yves Paugois, couvre l'ensemble du massif des Calanques. Après le terrible incendie de 1990 qui a ravagé les collines de Marseille à Cassis, l'ARMC a d'abord travaillé au nettoyage et à la remise en végétation des zones dévastées. Cette tâche terminée en 1995, l'ARMC a entrepris de sensibiliser les populations à la fragilité du milieu naturel. Notamment, en organisant chaque année, avec l'aide financière du Conseil départemental, des sorties pédagogiques animées par des techniciens ONF pour quelque 900 à 1 000 élèves de CE2, CM1 et CM2 des écoles de Cassis et des quartiers sud de Marseille."

    L'ARMC organise d'autre part L'Autre Marseille-Cassis, la randonnée pédestre qui permet à 1 800 marcheurs de traverser ce site privilégié, la veille du mythique 20 km Marseille-Cassis, et dont les droits d'inscription participent au financement du transport des élèves pour ces sorties scolaires.


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  • Imaginé par l'association Le Printemps du Livre de Cassis et soutenu par la direction des services de l'Éducation nationale et le conseil départemental, le concours d'écriture des collégiens vise à leur faire rencontrer la littérature par une approche croisée des langages (écriture, oralisation, arts plastiques et musique). Il s'adresse aux élèves des collèges de l'Est marseillais: Gilbert-Rastoin (Cassis), Jean-Jaurès et Virebelle (La Ciotat), Saint-Augustin (Carnoux), Jean de La Fontaine (Gémenos), Louis-Aragon (Roquevaire) et Ubelka (Auriol). Et, nouveauté de l'année, à une classe de CM2 de l'école publique de Cassis. Les concurrents avaient à plancher, avec l'aide de leurs professeurs de Français et documentalistes, sur le thème riche d'implications du XXVIIIe Printemps du Livre: "Écrire, une fuite ou un refuge". Ils se sont initiés à la musique des mots avec le musicien rappeur Nevché, et ont dialogué avec trois écrivains, Raphaële Frier, Marc Séasseau et Naïma Murail-Zimmermann, avant de se frotter à la démarche de la créativité et de produire textes et réalisations plastiques.

    Le Printemps du Livre invite les collégiens à l'écriture

    Martine Vassal et Danielle Milon ont ouvert la cérémonie de remise des prix du printemps des collégiens. /Photo C.R.

    Mardi dernier a eu lieu à la Fondation Camargo la proclamation du palmarès, devant des centaines d'écrivains en herbe et en présence de Martine Vassal, présidente du conseil départemental, de Danielle Milon, maire de Cassis et vice-présidente du Conseil départemental, de Valérie Guarino, conseillère départementale déléguée aux collèges, d'Éric Bouteille, inspecteur d’académie, directeur académique adjoint des services de l’éducation nationale et des représentants du Rotary de Gémenos et du Lions club de Cassis.

    Le Printemps du Livre invite les collégiens à l'écriture

    Ils ont été récompensés pour la beauté de leurs textes ou de leurs réalisations plastiques. /Photo C.R.

    En ouvrant la cérémonie, Danielle Milon a tenu à remercier tous les acteurs de la réussite de l'événement et félicité les 600 collégiens qui ont relevé le challenge: "Vous êtes au plus bel âge de votre vie, quand vous avez pris un outil pour composer un texte, vous avez réussi un moment de votre vie. Continuez à écrire pour développer un espace de liberté qui n'appartient qu'à vous, un espace où vous pouvez concrétiser vos idées, que ce soit sur le papier où sur les tablettes que vous fournit le conseil départemental." "Ce concours, a ensuite souligné Éric Bouteille, vous permet de travailler sur la maîtrise de la langue française, une maîtrise déterminante pour votre réussite scolaire comme, plus tard, pour votre avenir professionnel."

    Martine Vassal, a rendu hommage à "Danielle Milon qui réussit depuis 28 ans à maintenir, contre vents et marées, le Printemps du Livre. Y associer les collégiens a été une merveilleuse idée car l'écriture est fondamentale et ne doit pas se perdre". Elle a aussi rappelé le contenu du projet "La Provence de demain" qui prévoit d'accompagner les élèves en mettant à la disposition un outil en lien avec le programme: initiation à l'environnement en 6e, tablette numérique en 5e en partenariat avec l'État, sensibilisation à la sécurité routière, à la nutrition et aux addictions en 4e et devoir de mémoire en 3e.

    C'est ensuite Martine Mazerolle qui a donné lecture du très attendu palmarès. Une lecture émaillée de pauses permettant aux élèves de présenter leur travail et d'évoquer leurs rencontres avec les écrivains. Émaillée aussi de la lecture de quelques-uns des plus beaux textes mis en musique par Nevché.

    Claude RIVIÈRE

    LE PALMARÈS

    Grand prix 2016: Lison Blazikovski (3e Louis-Aragon).

    Prix d'écriture 2016:
    - CM2 Leriche Mistral: 1er prix Lou Berteux, 2e prix Léon Save de Beaurecueil, 3e prix Jean-Baptiste Fautrier.
    - 6e: 1er prix Gwanaelle Saint (Gilbert-Rastoin), 2e prix Elsa Garrigue (Ubelka), 3e prix ex-æquo Charlotte Rebuffat (Louis-Aragon) et Maya Hierholt (Virebelle).
    - 5e: 1er prix Maylis Pillement, 2e prix (Gilbert-Rastoin), 2e prix Flora Hilt (Virebelle), 3e prix Louna Giriat (Louis-Aragon).
    - 4e: 1er prix Solène Thérène (Louis-Aragon), 2e prix Rudi Villemaux (Louis-Aragon), 3e prix Lila Merlin (Gilbert-Rastoin).
    - 3e: 1er prix Alizé Baranger (Gilbert-Rastoin), 2e prix Solenne Bekkar (Jean-Jaurès), 3e prix Clara Devred (Virebelle).

    Prix d'arts plastiques 2016:
    - 6e: Julie Delépine (Saint-Augustin).
    - 5e: Mohammed Sahraoui, Arthur Hède et Allan Gouriane (Virebelle).
    - 4e: Nina Clément, Amandine Trupiano, Clara Rossi et Léa Foustoul (Virebelle).
    - 3e: Marie Despopeleir, Flore Loisel et Gwendoline Magri (Virebelle).

    Prix coup de cœur écriture: Coline Guazzeli (6e Louis-Aragon).


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  • Philippe Bilger était de passage le temps d'un dîner, avant une conférence

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  • Philippe Thomas, 56 ans, fait partie de ces pilotes passionnés peu connus du grand public, pourtant il a écumé les circuits de compétition pendant de longues années, à moto ou comme copilote en course auto. C'est dire s'il connaît ce milieu, notamment les grandes figures du volant des années 70-80.

    Cassis: Les gloires du volant d'autrefois se retrouvent sur le port

    Philippe Thomas, Paul Souchon, Régis Freyssinet, Jean Guichet et Michel Souchon (le fils de Paul). /Photo C.R.

    Aujourd'hui à la tête de l'association Point de corde Events qui organise des événements dans le domaine de l'automobile, il a eu l'idée de réunir à Cassis quelques grands noms du volant comme le Cassiden Robert Manzon, 97 ans, le doyen, vainqueur du Grand Prix de Monaco en 1956 et titulaire de nombreux podiums lors des premières années (1950 à 1956) du championnat du monde de Formule 1, Jean Guichet, 87 ans, qui a notamment gagné le tour auto en 1963 et les 24 Heures du Mans en 1964, Régis Freyssinet, le propriétaire du circuit de la Sambuc, qui a couru Le Mans plusieurs fois à la même époque, Paul Souchon, qui a couru et gagné beaucoup de courses de côtes et de rallyes.

    "Ces retrouvailles, ne pouvaient se faire qu'ici, au restaurant Nino, chez Bruno Brezzo, passionné de belles mécaniques et petit-fils du talentueux pilote Élie Bayol, qui a participé à huit Grands Prix de Formule 1 et a couru Le Mans cinq fois. C'est émouvant de les voir aujourd'hui parler du Grand prix automobile de Marseille qui se déroulait au Parc Borély, se remémorer les souvenirs de leur bon vieux temps. Leur passion pour les voitures de course est restée intacte, commente Philippe Thomas. La même qu'à 18 ans ! C'est dommage que Robert Manzon qui avait promis de venir, ait eu un empêchement de dernière minute."

    Avec son association, Philippe Thomas a le projet de monter une exposition de prestige sur "La grande histoire de Marseille et de l'Automobile, de 1899 (Naissance de l'Automobile Club de Marseille) à nos jours". Mais pour cela, il faudrait que Marseille devienne, comme elle le souhaite, la "Ville européenne du sport en 2017".


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  • L'artiste cassidenne Hélène Havlik compte, certains s'en souviennent, de beaux périples artistiques à son actif: après avoir fait le tour des vingt-sept capitales européennes en 2012, elle avait entrepris de septembre à décembre 2013 un nouveau grand voyage, vers l'Extrême-Orient cette fois, de Saint-Pétersbourg à Pékin, via le Transsibérien, en passant par la Russie, la Sibérie et la Mongolie. "C'est à Irkoutsk, sur le bord d'une route de Sibérie, que j'ai rencontré Esther, se souvient-elle. Un pneu de son vélo était crevé et je l'ai aidée à réparer. Et nous avons longtemps parlé, avant que chacune reprenne son chemin."

    Cassis: Esther, globe-trotteuse canadienne, en escale à Cassis

    Esther (à dte) et Hélène se sont retrouvées à Cassis, à 8 000 km du lieu 

    Puis surprise, il y a deux jours, Hélène reçoit un courriel d'Esther: "Je ne suis pas loin de Cassis, toujours en vélo. Puis-je venir te voir ?". Mardi dernier, Hélène, Esther MacKinnan et son inséparable vélo, étaient donc sur le port de Cassis. "J'ai 36 ans, je suis canadienne, chef-pâtissière à Vancouver et je fais beaucoup de vélo. À un moment de ma vie, j'ai eu vraiment besoin de me vider la tête: alors, j'ai décidé de prendre une année sabbatique en faisant sur mon vélo (sauf pour traverser les océans!), un long périple à travers le monde." Esther est donc partie il y a 6 mois de Norvège, a visité la Suède, le Danemark, la Finlande, la Russie, l'Espagne, l'Afrique du Nord, l'Italie… et Cassis. "J'ai usé sept paires de pneus, parcouru 19 385 km dans 20 pays jusqu'à aujourd'hui, assure-t-elle en montrant le compteur de son solide vélo de 25 kg. Après-demain, je prends le bateau pour la Corse puis ce sera la Croatie, le Monténégro et l'Albanie. Je rentrerai à Vancouver en octobre et je reprendrai mon ancien rythme de vie."

    Pour ceux qui voudraient en savoir plus, elle raconte son aventure au jour le jour sur sa page Facebook: "Simmer and Spoke", ce qu'on peut traduire par "mijotage et rayon" (de vélo…).


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  • Grande réunion publique mardi dernier à l'Oustau Calendal, en présence de Michel Jean, Inspecteur de l'Éducation nationale, de plusieurs élus, de très nombreux parents d'élèves, des équipes éducatives des écoles publiques et du collège des Gorguettes, des représentants des services Enfance-petite enfance et Sports-loisirs et des associations sportives… Il s'agissait pour Danielle Milon, maire de Cassis et Dominique Matéo, adjointe enfance et petite-enfance, de présenter aux familles la mise en œuvre de la loi sur la réforme des rythmes scolaires.

    Cassis: Les nouveaux rythmes scolaires, c'est pour la rentrée

    L'inspecteur Michel Jean a apporté son soutien aux nouveaux rythmes scolaires mis en place à Cassis. /Photo C.R.

    En souhaitant la bienvenue à l'assistance, Danielle Milon a tenu à lever toute ambiguïté: "J'ai une appartenance politique, je suis UMP et je la revendique. Pour autant, le maire que je suis travaille dans l'intérêt des citoyens et des enfants et j'en ai assez que des affaires sérieuses donnent prétexte à des querelles politiciennes. Les nouveaux rythmes scolaires ont été votés, c'est la loi et il faut l'appliquer. Sachez aussi que le ministère de l'Éducation nationale travaillait sur cette réforme avant les élections présidentielles et qu'elle se serait faite même si le résultat avait été différent. Les enfants, c'est très important et nous ne devons à aucun prix rater ce rendez-vous."

    Cassis: Les nouveaux rythmes scolaires, c'est pour la rentrée

    Les parents d'élèves étaient nombreux à venir s'informer. /Photo C.R.

    Présenté par Dominique Matéo, le "Projet éducatif territorial", représente "18 mois de travail avec tous les agents municipaux, en concertation avec les enseignants, les parents d'élèves, les associations sportives et culturelles". Dans les écoles publiques, le temps scolaire, où seuls les enseignants interviennent, s'étale désormais sur 4 jours et demi, mais reste de 24h par semaine. Les classes auront lieu tous les matins du lundi au vendredi de 8h30 à 12h; les après-midi, de 13h45 à 15h30 les lundis et vendredis et de 14h à 15h30 les mardis et jeudis. Les activités pédagogiques complémentaires ayant lieu par petits groupes de 13h30 à 14h les mardis et jeudis. Ce qui change: Les heures de sortie de l'école, 12h le matin et 15h30 l'après-midi. La classe le mercredi matin. La garderie du soir, maternelle et élémentaire, où les parents pourront récupérer leurs enfants entre 16h30 et 18h. Le centre aéré (ALSH), le mercredi à partir de 12h.

    En ce qui concerne les TAP (Temps d'activités périscolaires), ils prennent place après la classe de 15h30 à 16h30. "Ce ne sera en aucun cas une heure de classe supplémentaire". Les activités périscolaires sont facultatives, gratuites pour les familles, mais conditionnées par une inscription dès juin "afin de permettre une mise en place adaptée aux effectifs dès la rentrée". Les ateliers sont organisés par cycles de deux mois: "Nous voulons, a précisé l'adjointe, améliorer la qualité de vie des familles, offrir des activités attractives et riches aux enfants à travers un projet de qualité porteur de sens. Quatre axes ont été choisis avec plusieurs ateliers pour chaque axe: Arts et culture, pour développer la créativité; Corps en mouvement, pour vivre bien son corps; Citoyenneté, pour vivre ensemble; Santé et prévention, pour développer l'autonomie."

    Le mot de la fin est revenu à Michel Jean qui a félicité la ville "pour ce beau projet qui offre aux enfants des conditions optimales du temps de vie scolaire et extra-scolaire, en répartissant mieux les heures sur la semaine et en réduisant le temps d'enseignement dans la journée."


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  • Depuis sa création en 1999 par Atanase Périfan, adjoint au maire du 17e arrondissement de Paris, conviviale et fédératrice, la Fête des Voisins procure à chacun un agréable prétexte pour développer, dans les petites communes comme dans les grandes, des échanges entre voisins et modifier ses comportements, tout en partageant un des plaisirs les plus simples qui soit: celui d'un moment de convivialité autour d'un apéritif ou d'un repas entre voisins.

    Cassis: Le mardi 20 mai, le village fêtera tous les voisins

    Chaque année, des Cassidens de tous les quartiers participent à la fête des voisins. /Photo Archives C.R.

    L'an dernier, quinze millions d'Européens dont plus de huit millions de Français avaient participé à la 14e édition de la fête des voisins, montrant leur envie de construire une Europe plus humaine, plus conviviale et plus solidaire. Une fièvre contagieuse qui a gagné le Canada, la Turquie, l'Ukraine, le Japon, l'Australie, les États-Unis et le Togo… Partout la même bonne humeur, des rencontres et des partages, des rires et de la joie. À chaque fois l'occasion d'aller vers les autres pour approfondir des relations ou tout simplement briser la glace.

    Pour la 6e année consécutive, la Fête des voisins, organisée par la ville de Cassis pour tous les Cassidens, se déroule au cœur du village, à la Maison de l'Europe et de la vie associative. Pour la 4e année, la ville, aux côtés de plus d'un millier d'autres en France, est partenaire officiel de la fête, ce qui lui permet de proposer des supports de communication (affiches pour les lieux publics et halls d'entrée des résidences, cartons d'invitations, badges autocollants, ballons gonflables…) qui peuvent être retirés à la Meva.

    Les Cassidens pourront se retrouver le mardi 20 mai à partir de 19 h à la Meva où seront disposées tables et chaises pour le confort de tous. La ville souhaite que cette soirée "soit un beau moment de convivialité pour tous les participants, les commerçants et résidents du centre ancien évidemment, mais aussi pour nos concitoyens excentrés ou isolés et pour les touristes et vacanciers qui seront les bienvenus et pourront ainsi vivre le village de l'intérieur".

    Pourquoi avoir choisi le mardi et non le vendredi 23, jour officiel de la Fête des Voisins ? "Ce jour n'est pas intangible, précise Atanase Périfan, on peut fêter les voisins de la fin mai à la fin juin, selon les contingences locales". Le mardi a été choisi pour gêner le moins possible les restaurants de la rue Séverin-Icard. La ville de Cassis contribuera à la fête en offrant l'apéritif de bienvenue à tous les participants et en fournissant la logistique. Il est seulement demandé à chaque participant de contribuer au buffet selon ses talents culinaires, comme le suggère la tradition de cette fête désormais européenne.

    PRATIQUE

    Inscriptions à la Meva, rue Séverin-Icard (Tel 04 42 01 20 64, courriel associations@cassis.fr), en précisant la nature de la participation et le nombre de participants.


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  • Au collège des Gorguettes Gilbert-Rastoin, la classe de 5e4 à dominante "Nutrition et santé" fait partie intégrante du thème "Éducation à la citoyenneté" du projet d'établissement. 

    "Au sein du cours de sciences physiques, cette dominante - une heure hebdomadaire - a permis tout au long de l'année de s'ouvrir sur d'autres domaines, en particulier ceux de la chimie et de la biochimie, explique le professeur de physique-chimie, Alexandra Esposito. L'objectif était de réaliser des manipulations pour mettre en évidence les différents constituants d'un fruit (acide, amidon, sucre, eau…). Ils ont d'abord dû concevoir et écrire des protocoles, puis les exposer avant d'effectuer des expériences pour prouver ou non la présence de certains constituants dans les aliments constituants un plat."

    Cassis: un repas indien au Collège des Gorguettes pour les 5e à dominante nutrition

    Autour de la principale, Mme Spinelli, et de Thierry Morel, les professeurs et les élèves de la 5e4. /Photo C.R.

    "Sur le plan de la Biologie, précise Muriel Cavalli, professeur des sciences de la vie et de la terre, ils ont travaillé sur l'origine des aliments, animale ou végétale, et les ont classés par groupes. Ils se sont penchés également sur la problématique alimentation et santé, avec l'importance de l'équilibre alimentaire pour se prémunir contre les maladies classiques (athérosclérose, diabète, cancer…) et nutritionnelles (sous et sur-alimentation). Enfin, ils ont découvert l'importance des bactéries, levures et moisissures utilisées dans les industries agro-alimentaires (fabrication du pain, du vin, de la bière ou du fromage…)."

    "Ils ont ensuite travaillé avec le chef de cuisine, Thierry Morel, venu en classe leur parler des plats préparés à la cantine, en ouverture sur le monde, cette année, l'Inde et l'Orient." Les élèves présenteront leurs travaux le 24 mai lors de la Journée portes ouvertes des talents.

    C'est bien de se pencher sur les aliments, encore faut-il les goûter! À cet effet, Thierry Morel, le chef de cuisine du collège, est venu en classe leur parler du repas indien qu'ils dégusteraient au restaurant scolaire. Une dégustation très attendue qui est arrivée lundi et mardi dernier. L'occasion de découvrir de nouvelles saveurs, avec en entrée des lentilles corail au lait de coco et crevette. En plat principal, un délicieux poulet tandoori et son riz à l'ananas, une belle ouverture vers le sucré-salé. Et pour finir, une très originale glace parfumée d'exotisme, pistache et eau de rose.

    Plusieurs sorties, enfin, sont venues parachever ce programme gourmand, comme la découverte des légumes et la dégustation de produits locaux au marché provençal de Cassis. Ou celle du démaillage des poissons à l'arrivée des pêcheurs au port de La Ciotat.


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  • Elles sont dix-sept, elles ont 13 ans, elles sont suédoises, footballeuses, et ont débarqué à Cassis pour s'y entraîner du 30 avril au 3 mai et rencontrer samedi des garçons de leur âge en match amical.

    Cassis: Dix-sept jeunes footballeuses suédoises en stage au stade du Pignier

    Premier entraînement au stade du Pignier pour les féminines suédoises U13. /Photo C.R.

    Nous les avons rencontrées mercredi après-midi lors de leur premier entraînement au stade du Pignier: "Ces filles viennent de Åhus, une petite ville du sud de la Suède, explique Nini Berg, la maman de l'une d'elles, cassidenne d'origine qui vit là-bas et a organisé le voyage avec l'appui de Renaud Vaschetto, le président du SOC. Avec l'équipe et les trois entraîneurs, nous sommes hébergés au Centre d'hébergement et de classes de mer de la ville de Cassis où nous avons été très bien accueillis par Joseph Mahmoud et Bruno Réquena, du Service des Sports et Loisirs. Pour financer ce voyage, elles ont travaillé et nous avons bénéficié du sponsoring du Bar de la Marine et de la Compagnie de Provence (savons de Marseille)."

    Samedi prochain, les filles du club Åhus-IF-S01 vont donc rencontrer l'équipe garçons U13 du SOC entraînée par Fatih: "Elles sont passionnées de foot, pour la plupart, elles jouent depuis l'âge de 6 ou 7 ans. Elles s'entraînent toute l'année: l'hiver chez nous, le plein air n'est pas possible, mais elles travaillent en salle et jouent aussi beaucoup au hand. Vous verrez qu'elles sont très fortes, elles sont peut être moins puissantes que les garçons, mais pour la technique, elles n'ont rien à leur envier".

    Et comme les garçons d'ici sont un peu machos, ça promet d'être chaud ! Elles profiteront aussi de leur séjour pour partager un entraînement de l'équipe féminine de l'OM à La Commanderie.


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  • Les beaux jours sont là. À l'heure où les voiliers fleurissent dans la rade et les croisiéristes s'embarquent pour faire le tour des plus belles escales de la Méditerranée - dont Marseille et Cassis, naturellement - ou voguer vers de plus lointaines destinations, l'opportunité était belle pour la bibliothèque municipale l'Ariane d'inviter les bateaux du monde à s'accrocher à ses cimaises.

    Cassis: Tous les bateaux du monde s'invitent à l'Ariane

    Cette expo est une passionnante introduction à la mer et aux bateaux", assure Francine Solanas. /Photo C.R.

    "À cet effet, nous avons choisi deux expositions réalisées par des agences de communication et de diffusion des connaissances, l'une signée Bodoni, "Les Paquebots", mise à disposition par la Bibliothèque départementale de prêt, l'autre, "Bateaux", signée de ComVV", explique Francine Solanas.

    "Bateaux et Paquebots": Une vingtaine de panneaux pour définir tout ce qui flotte, bateaux, navires, embarcations ou barque… Comment ils sont conçus pour les différents milieux marins et fluviaux dans lesquels ils sont appelés à évoluer. Leur histoire aussi, depuis la barque solaire du dieu Rê, en Égypte (4 500 ans), jusqu'aux conteneurs géants, navires de plaisance et grands paquebots des XXe et XXIe siècles, en passant par les pirogues Viking, les voiliers des Polynésiens, les grands trois-mats apparus à partir du XVe siècle et leurs différents moyens de propulsion.

    Et bien sûr, leurs usages pour le commerce, le loisir, le sport, le luxe. sans oublier les batailles navales et les prisonniers réduits en esclavage, les pirates et les corsaires, les grands naufrages, civils ou militaires… La navigation intérieure, un peu délaissée pendant plusieurs décennies, qui, après la reconstruction et le renouvellement du parc fluvial entre 1945 et 1972, revient en force avec l'élargissement des canaux et le développement des grands ports fluviaux.

    De nombreux ouvrages sur la mer et les bateaux viennent compléter avec bonheur l'exposition. De quoi assouvir la soif de rêve et d'espace suscitée par les beaux jours.

    PRATIQUE

    Exposition "Bateaux et paquebots". À la bibliothèque municipale l'Ariane jusqu'au 25 juin. Ouverture le mardi de 15 h 30 à 18 h 30, le mercredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h 30, le vendredi de 9 h à 12 h et de 15 h 30 à 18 h 30 et le samedi de 9 h à 13 h. Entrée libre. Tel 04 42 01 19 47, courriel servicebibliotheque@cassis.fr


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  • Depuis fin 2009, le maire de Cassis, Danielle Milon, a doté sa ville d'un schéma directeur de sécurité, un système que Jean-Paul Bonnetain, préfet délégué pour la défense et la sécurité, qualifie régulièrement d'"exemplaire" pour son organisation et ses résultats.

    Cassis-Aubagne: Aubagne veut remettre à plat son dispositif de sécurité

    Danielle Milon et le chef de la police ont reçu au PCSU J.P. Sanguinetti et V. Rusconi (à gauche). /Photo C.R.

    "C'est la raison pour laquelle le maire d'Aubagne, Gérard Gazay, qui souhaite remettre à plat dans sa ville tout le dispositif de sécurité publique et civile, nous a demandé à Jean-Pierre Sanguinetti, directeur sécurité publique et civile, et à moi-même, de rencontrer le maire de Cassis et son chef de la police municipale pour étudier l'organisation mise en place à Cassis", explique Vincent Rusconi, adjoint délégué à la sécurité de la cité aubagnaise.

    "Vous devez en priorité faire un audit complet du fonctionnement de la police chez vous, de ses outils, de ses locaux, leur a expliqué Danielle Milon. Il faut instaurer un état d'esprit tel que les hommes aient confiance en vous et que vous ayez une totale confiance en eux. Pour cela, il faut être honnête et dire les choses, ce qui ne va pas et agir. La sécurité doit être une priorité pour une ville, on ne doit pas toucher à ses budgets, quitte à tailler et à chasser le gaspi dans les lignes budgétaires."

    Puis David Morandeau, le responsable de la police de Cassis, a détaillé le fonctionnement de son service: "Constitué principalement de 22 policiers, d'une quinzaine d'agents de surveillance de la voie publique (20 en saison), d'une dizaine de saisonniers, il fonctionne 365 jours par an et 24h/24, en coordination étroite avec la Gendarmerie nationale, de manière à garantir la trilogie sécurité, tranquillité et salubrité publiques."

    Il leur a ensuite décrit les divers dispositifs. Le Conseil local de sécurité qui renforce l'échange avec l'ensemble des acteurs (justice, préfecture, gendarmerie, police, éducation nationale, acteurs sociaux). La vidéo-protection qui disposera en juillet de 70 caméras reliées à un poste de commandement et de surveillance urbain (PCSU), lui-même connecté à la brigade de gendarmerie, qui permet de protéger la majorité des grands axes de l'agglomération ainsi que les points névralgiques de la commune.

    Mais aussi: la télésurveillance des habitations directement reliées au poste de commandement, le dispositif de participation citoyenne assuré en coopération avec la gendarmerie ("Voisins vigilants" et "Tranquillité vacances"), les deux agents de la police de la propreté, la prochaine modification des limites de l'agglomération afin de réduire la vitesse sur certains axes, la surveillance des plages avec la brigade nautique et la présence tous les jours d'un agent de surveillance sur la grande plage…

    "Sans oublier, a ajouté Danielle Milon, la réserve communale de sécurité civile (RCSC) qui prévoit la mise en ordre de bataille en cas de catastrophe majeure (incendie, inondation, explosion…).


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  • Imaginé par l'association Le Printemps du Livre et soutenu par la Direction des services départementaux de l'Éducation nationale et le Conseil général, le concours d'écriture des collégiens vise à leur faire rencontrer la littérature par une approche croisée des langages (écriture, oralisation, arts plastiques et musique). Il s'adresse aux élèves de sept collèges du bassin est de Marseille: Gilbert-Rastoin (Cassis), Jean-Jaurès et Virebelle (La Ciotat), Saint-Augustin (Carnoux), Jean de La Fontaine (Gémenos), Louis-Aragon (Roquevaire) et Ubelka (Auriol).

    Cassis: Le Printemps du Livre invite les collégiens à l'écriture

    Ils ont été récompensés pour la beauté de leurs textes ou de leurs réalisations plastiques. /Photo C.R.

    Cette année, les concurrents avaient été invités à réfléchir, puis à écrire, sur le thème riche d'implications du XXVIe Printemps du Livre: "Écrire le monde", sous-titré de cette citation des Essais de Montaigne: "Le monde n'est qu'une branloire pérenne". Avec l'aide de leurs professeurs de français et documentalistes, ils ont dialogué en classe avec un musicien, Simon Sieghers, et trois écrivains, Timothée de Fombelle, Yves-Marie Clément et Pascale Maret, avant de se frotter à la démarche de la créativité et de produire de nombreux textes et réalisations plastiques.

    Cassis: Le Printemps du Livre invite les collégiens à l'écriture

    Le Lions-Club a remis un chèque à Thessy Rey, la présidente de l'association Printemps du Livre. /Photo C.R.

    Vendredi a eu lieu la proclamation du palmarès, en présence de Jeanine Écochard, vice présidente du Conseil général déléguée à l'éducation, de Christophe Réquéna, représentant l'Inspection académique, de Monique Valési et Christian Chaleppe, les présidents du Rotary et du Lions. Danielle Milon , fondatrice du Printemps des Collégiens, retenue à la Communauté urbaine MPM, s'étant fait excuser. Pour l'occasion, les quelque 300 écrivains en herbe ayant relevé le défi avaient investi les gradins de l'amphithéâtre Jerome-Hill à la Fondation Camargo.

    En ouvrant la cérémonie, Martine Mazerolle a tenu à remercier les partenaires du Conseil général et de l'Éducation nationale, ainsi que le Rotary-Club qui offre les seconds prix et le Lions-Club pour son don généreux à l'association. S'adressant aux élèves, elle a félicité tous les participants au concours: "Bien sûr, il va y avoir des vainqueurs, c'est la vie, mais vous êtes tous gagnants, parce que vous avez osé."

    Avant le moment tant attendu de la remise des prix, les élèves de chaque collège ont présenté leur travail et expliqué ce que les écrivains rencontrés leur avaient apporté. Dimension supplémentaire de ce Printemps des collégiens, la musique: "Lors des ateliers avec les collégiens, a expliqué le tromboniste Simon Sieghers du Groupe Nine Spirit, nous les avons amenés à découvrir le contenu musical des textes et leur avons donné des pistes pour écrire autrement et rythmer les leurs. Beaucoup de leurs textes ont une grande musicalité et une vraie richesse d'écriture", a-t-il assuré avant de réjouir l'assistance, avec son guitariste et son contrebassiste, d'éblouissantes improvisations musicales sur les plus beaux écrits des collégiens.

    LE PALMARÈS

    • Grand Prix: Angélique Mazollier (3e Louis-Aragon) pour "Espoir".

    • Prix des collèges: Valentine Dallest (3e4 Gilbert-Rastoin); Léa Grillo (6e Jean de La Fontaine); Romane Pujo (4e Louis-Aragon); Loïc Inaudi (4eE, Virebelle); Chiara Nobili (4e3 Jean-Jaurès); Elliot Jean (3e5 Ubelka).

    • Premiers prix d'écriture: Louise Desvilles (6e Louis-Aragon); Auxence Deleuzière (5e Louis-Aragon); Emma Vanille (4e Louis-Aragon); Malaurie Boaniche (3e Louis-Aragon).

    • Prix d'Arts plastiques: Groupe de 3 classes (6e Jean de La Fontaine) pour "Les Têtes"; Alizé Baranger et Romane Veyrac (5e5 Gilbert-Rastoin) pour "Les Cœurs"; Lauriane Etna (4e4 Gilbert-Rastoin) pour "Collages"; Lucie Donadio, Éloïse Estel et Maxime Soria (3e Virebelle) pour "Le monde est une branloire pérenne".

    • Prix Coup de cœur de l'Association (catégorie écriture): Albane Hélies (4eD Virebelle).


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  • Pour la plupart anciens ingénieurs ou responsables administratifs ayant exercé des fonctions importantes, les commissaires-enquêteurs sont appelés à diriger les "enquêtes publiques". Ces enquêtes, quelque 10 000 chaque année sur le territoire national, ont pour objet d'informer la population, de recueillir son opinion et ses suggestions. Une étape préalable obligatoire avant l'approbation des documents d'urbanisme ou avant la réalisation des diverses opérations d'aménagement du territoire, des plus petites aux plus importantes. Retenu pour ses compétences par une commission d'aptitude, le commissaire-enquêteur est au cœur de la procédure. Animateur de la concertation, personnalité indépendante, il transmet à l'issue de l'enquête, à l'autorité chargée de prendre la décision, un rapport relatant les événements de l'enquête et donne son avis sur le projet par des conclusions motivées.

    Cassis: Le congrès des "commissaires-enquêteurs" en visite à Cassis

    Quelque 150 commissaires-enquêteurs ont été reçus samedi matin à l'Hôtel de ville. /Photo C.R.

    En France, ils étaient en 2013 au nombre de 5 016 dont près de 3 700 adhérents à la Compagnie Nationale des commissaires-enquêteurs (CNCE). Plus de 300 d'entre eux étaient en congrès jeudi et vendredi dernier au Palais du Pharo à Marseille pour débattre sur le thème "Quels progrès pour la participation du public ?". 

    "Le jeudi a été consacré l'assemblée générale et à la réunion du conseil d'administration, suivie d'une soirée de gala au Palais de la Bourse. Une journée qui a permis d'élire Brigitte Chalopin à la présidence nationale de la CNCE et François Coletti à la présidence régionale", a expliqué Gérard Bertreux, l'un des organisateurs du congrès.

    Les débats proprement dits se sont déroulés le vendredi sur deux thèmes. Le matin, ils se sont penchés sur "L'enquête publique après le Grenelle 2" pour examiner la mise en œuvre du décret du 29 décembre 2011 et le rôle accru du commissaire-enquêteur. L'après-midi, ils ont réfléchi sur "Les autres modes de participation", cadre juridique, textes supra-nationaux, mise à disposition du public et concertation…

    Samedi, après deux jours de travail intense, place était faite à la détente avec une journée de découverte de la cité de Calendal. Avant de s'embarquer pour l'incontournable et nécessaire visite des Calanques, ils ont été reçus à l'Hôtel de ville par le maire de Cassis, Danielle Milon: "Vous êtes des gens sérieux, efficaces et nous avons régulièrement besoin de vous pour les enquêtes publiques. En 2009, lorsque j'ai été invalidée suite au recours contre mon élection de 2008 à six voix de majorité, trois d'entre vous ont assuré pendant quelques semaines l'intérim avant ma réélection à l'africaine avec près de 70% des voix. Vous l'avez fait avec un grand professionnalisme", a-t-elle assuré avant de leur vanter Cassis, ses atouts et ses séductions.


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  • Pour clore les Rencontres littéraires 2014, le Printemps du Livre avait choisi dimanche d'"écrire le monde" des arts, des média et de la politique: la "médiologie", pour les initiés. Apparu en 1979 dans l'ouvrage de Régis Debray, Le pouvoir intellectuel en France, le terme médiologie désigne "la recherche des voies et des moyens de l'efficacité symbolique de l'image".

    Cassis: Debray et Bougnoux se retrouvent autour de la médiologie

    Régis Debray (à droite) et Daniel Bougnoux (à gauche), les "papes" de la médiologie. /Photo C.R.

    Daniel Bougnoux

    En 2012, on a célébré le 30e anniversaire de la mort d'Aragon (1897-1982). Poète, écrivain, surréaliste, communiste fidèle, journaliste militant, il chanta la résistance, l'amour et Les Yeux d'Elsa. Figure importante de la médiologie et aragonien chevronné, Daniel Bougnoux a dirigé l'édition critique des œuvres romanesques du poète dans la collection La Pléiade. Pour écrire "Aragon, la confusion des genres", l'universitaire Bougnoux se dépouille de ses oripeaux académiques, endosse les habits d'un fou d'Aragon, évoquant l'écrivain tel qu'il l'a connu, saisissant la puissance de son œuvre dans toutes ses ambiguïtés.

    Ambiguïtés, car Aragon, le fou d'Elsa, aimait aussi les garçons. Un secret bien gardé, devenu à la longue un secret de polichinelle. Et c'est par là que le scandale littéraire arrive: "Mon livre paru chez Gallimard a été tardivement amputé du chapitre 7 qui relatait une scène de drague homosexuelle tout à fait carnavalesque". La censure aurait été pratiquée par l'éditeur sur demande du poète Jean Ristat, exécuteur testamentaire d'Aragon, qui n'aurait pas toléré cette révélation accompagnée d'un portrait peu flatteur de lui-même.

    Régis Debray

    La médiologie, encore et surtout avec Régis Debray, qu'on ne présente plus. Il est venu au Printemps avec Le stupéfiant image: De la grotte Chauvet au Centre Pompidou. Aragon encore, avec ce titre, Le stupéfiant image, qui lui est emprunté. Un titre qui annonce la contradiction dans laquelle se trouve celui qui se shoote aux images ("Il y a des idolâtres heureux et fiers de l'être, je suis du nombre") et entend reprendre face à elles le droit aux mots pour mieux comprendre et analyser. "Si on n'apprend plus aux enfants à lire (pas des articles de journaux, mais Balzac, Mme de La Fayette, Dickens et Shakespeare), on ne leur apprendra pas à voir."

    Avant d'inventer la médiologie, Régis Debray fut et reste un "iconolâtre heureux et fier de l'être". C'est en hommage aux images, et à la recherche de son propre parcours avec elles (peinture, cinéma, photographie, icônes modernes en tous genres), qu'il a assemblé en un recueil ses articles parus dans diverses revues et catalogues d'expositions depuis une vingtaine d'années. S'appuyant sur l'expérience fondatrice de sa visite de la grotte Chauvet, il affirme: "Parler d'art préhistorique, c'est absurde: l'art c'est pour le plaisir, mais nos ancêtres essayaient en fait de capter les forces des bêtes sauvages à leur profit, c'était une question de survie. À Chauvet, on voit des ours, des bisons…, on est en -32 000, mais notre émotion est celle d'aujourd'hui. Le "Stupéfiant image" est un "puissant sortilège et un espéranto sensible qui mérite bien qu'on s'y adonne".


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  • Après la Russie, l'Afghanistan et l'histoire de l'humanité, le Printemps du Livre poursuit cette semaine son écriture de l'espace-temps avec la Bosnie et ce qu'elle a ébranlé dans le monde.

    Velibor Colič

    Après des études de littérature yougoslave, Velibor Colič, né en 1964, travaille à la radio comme journaliste chargé du rock et du jazz. Mais Tito meurt et la Yougoslavie éclate: la guerre! Il y perd sa maison et ses manuscrits, est enrôlé dans l'armée bosniaque: "La guerre, assure-t-il, c'est une réduction de l'homme vers l'animal". Il déserte en mai 1992, se fait prendre, s'évade, se réfugie en France au mois d'août de la même année. Il y vit désormais.

    Cassis: Le voyage espace-temps du XXVIe Printemps du Livre

    T. Samoyault et V. Colič (à dte): regards croisés de deux écrivains bien différents sur la Bosnie. /Photo C.R.

    Jésus et Tito (2013), son 2e livre écrit en Français, met en scène en 1970 Velibor, un gamin de 6 ans qui ressemble beaucoup à l'auteur et feuillette ses souvenirs: enfant, il compte les points du match entre religion et communisme qui se joue au quotidien entre un père qui vénère le Maréchal et une mère qui adore le Christ. Il n'en a cure, rêve de devenir footballeur, noir et brésilien de préférence! Adolescent, c'est le rock qui devient sa référence. Entre anecdotes familiales et épisodes patriotiques, c'est le roman du passage de l'enfance à la vie adulte, d'une vie d'avant qui appartient au Jurassic Park communiste, enterré avec la Yougoslavie.

    Avec son 3e roman écrit en français, Sarajevo omnibus, Colič, tel un cinéaste placé en surplomb de la scène, se concentre sur la journée capitale du dimanche 28 juin 1914 à Sarajevo. Il enchaîne les cadrages serrés sur des personnages qui ont vécu l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand. De l'assassin, l'étudiant serbe Gavrilo Princip dont le geste, point final d'une terrible réaction en chaîne, servit de détonateur au cataclysme de la première guerre mondiale, à son pittoresque grand-père Nikola Bararic, en passant par Ivo Andric, immense écrivain autant que personnage trouble…

    Tiphaine Samoyault

    Née en 1968, universitaire et romancière, Tiphaine Samoyault est l'auteur d'une thèse de doctorat sur "Les Romans-mondes" qui la place au cœur du thème de l'écriture du monde. Bête de cirque, le titre du son roman, fait allusion à un épisode de son enfance où elle participe dans l'arène au jeu-concours d'un cirque: "C'était le début de ma honte: me donner en spectacle."

    Le récit commence en 1995 dans Sarajevo assiégée où Tiphaine Samoyault va donner, trois mois durant, des cours de littérature à une quinzaine d'étudiantes (les garçons sont à la guerre). Il n'y a plus de carreaux aux fenêtres de la fac, il fait froid, l'eau n'arrive que deux heures par jour et les snipers tiennent les ponts: elle doit porter un gilet pare-balles et un casque bleu. En décembre 2010, après quinze ans d'absence, la narratrice revient dans la capitale bosniaque: "Pour comprendre ce que j'étais allée chercher là-bas". La honte encore d'appartenir à une génération entrée dans l'histoire par effraction, sans jamais parvenir à trouver sa place: "Il y a toujours quelque chose de ridicule à vouloir faire la guerre quand on ne risque que moyennement sa vie".


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